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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 14:54

                  Jacqueline D. la plus latino des résidentes de Ronce.

 

 

  Après quinze jours d’un temps exceptionnel en ce mois de mars 2012, les cieux, pour contredire les Cassandre de la météo qui annonçaient une sécheresse catastrophique, sans doute touchés par la détresse et les prières des agriculteurs, ont déversé au début du printemps parfois en une journée autant d’eau qu’en trois mois. De mémoire de Ronçois on n’avait pas connu un tel déluge depuis des lustres. Aussi pour tuer le temps, nombreux étaient ceux qui empruntaient leur voiture afin de faire une courte balade, histoire de sortir de chez eux. Profitant d’une éphémère éclaircie, une silhouette, ce jour-là attirait l’attention sur la route de La Tremblade. Par ce temps de chien, elle fonçait en dodelinant de la tête et appuyait sur les pédales avec énergie comme un cyclomotoriste aguerri. Elle arborait un bonnet rouge qui ressemblait à s’y méprendre à celui du commandant Cousteau. Après l’avoir doublée, un coup d’œil dans le rétroviseur nous révéla que l’amateur de la petite reine était une dame d’un certain âge pour ne pas dire d’un âge certain. Quelques jours plus tard alors qu’elle arpentait l’allée des roses toujours coiffée du même couvre-chef, l’envie nous prit d’aborder  cette habitante de ronce  vraiment atypique, Jacqueline Dindinaud.


Jacqueline, bonnet rouge sur la tête, pose dans sa chambre

                      Jacqueline Dindinaud, bonnet rouge sur la tête pose dans sa chambre de la villa Myriam.

 

    Une famille charentaise.

 Si Jacqueline vit à ronce, elle n’y est pas née. Ses parents sont tous deux charentais. Roger, son père est né à Raix et sa mère Jeanne Moizé à Bioussac. Après des études secondaires au collège-lycée Saint-Paul d’Angoulême, Roger Dindinaud poursuit ses études à Maisons- Alfort et devient vétérinaire d’abord à Ruffec où Jeanne donne naissance à ses deux premiers enfants Marie-Thérése en 1926 et à Claude en 1929. Ensuite il rejoint Chateauroux où il dirige les services vétérinaires avant d’être affecté  à  Angoulême pour y  occuper le même poste.

 

    Ronce : lieu de villégiature.

  En 1937 il achète à Mr Aspil la villa Myriam avenue Gabrielle et la moitié du garage de la maison voisine, Isis.Villa Myriam fin des années 40

                                                       La villa Myriam avenue Gabrielle avant guerre


La villa Myriam de nos jours

                                                                            La villa Myriam aujourd'hui

 

Jacqueline voit le jour dans la cité des Valois l’année suivante, Jacques, le benjamin de la famille complète trois ans plus tard, la fratrie.

 

Jacques devant brise-lame en 1947

                                   Jacques devant le brise-lame juste après guerre


Leurs parents, comme beaucoup, sont déjà venus en location à Ronce notamment allée d’Aunis à la villa Toky Eder et avenue de Beaupréau à la villa Vagabond.


 Villa Toky Eder

                                               Villa Toky Eder, allée d'Aunis


Villa Vagabond

                                         Villa Vagabond, avenue de Beaupréau


La propriétaire de cette villa, une dame fort aimable, désire que la famille Dindinaud la prenne en viager ce qu’elle refuse. Un an plus tard elle quitte ce monde.

 Les premières vacances à la villa Myriam se déroulent les étés 1938 et 1939. Dans leurs premiers souvenirs, un plus marquant parce que souvent rapporté par leur mère, l’embarquement au bout de l’appontement détruit pendant l’Occupation et la traversée pour l’île d’Oléron.


appontement ronce (49)

   Appontement  de Ronce les bains qui permettait de prendre le bateau  pour gagner lîle d'Oléron


 appontement ronce (40)

 

   Un trajet homérique.

 Après la guerre, la famille passe les trois mois de vacances à Ronce. Les deux aînés forment l’avant-garde et partent en train avec leurs vélos. Le gros de la troupe, les parents et leurs deux jeunes enfants, prend place dans la Rosalie Citroën, pâle copie de l’Arche de Noé où cohabitent tant bien que mal, chiens et chats, poules et lapins. Pas moins de trois heures pour parcourir les 120 kilomètres qui séparent Angoulême de Ronce les Bains sans compter l’arrêt pique-nique. Il est vrai qu’aucune rocade n’existe à cette époque. Jusqu'au début des années 70, les traversées de Jarnac, Cognac, Saintes, Pisany et Saujon, les jours de grands départs, ont des airs de périphérique parisien aux heures de pointe et auraient pu inspirer Comencini pour son film Le grand embouteillage. Pas besoin d’autoradio. Les lagomorphes, canidés, félidés et autres gallinacés qui ne font pas toujours bon ménage se chargent dans une joyeuse cacophonie d’animer cette équipée.

 

  De grandes vacances en famille.

 

 Une fois la famille réunie, chacun vaque à ses occupations favorites.


Roger et son fils Claude à la villa Myriam juste après gu

                                                              Claude et son père Roger à la villa Myriam

 

Roger Dindinaud apprécie les balades en forêt et prend plaisir à pêcher au bout de l’allée Marguerite. Il  ne reste guère plus d’une vingtaine de jours goûtant peu le farniente. Jeanne qui souffre de crises d’asthme adore les promenades et passe son temps à tricoter. Les enfants et leur mère rejoignent les dunes de la plage de la Cèpe après la courbe du lézard quand la marée est haute les après-midi.Deuxième à droite Jacqueline plage de la Cèpe

       Jacqueline deuxième à gauche, sa grande soeur Marie-Thérèse à sa droite et leur mère plage de la Cèpe face au blockhaus

 

 Les aînés, eux, préfèrent rallier le Galon d’or  par le chemin des rails. Claude et ses amis Yves Blois et Jacky Pechmajou  fréquentent assidument les courts de tennis ronçois.


Mimi Blois et Jacky Pechmajou en 1947 sur les anciens tenni

                       Mimi Blois à gauche et Jacky Pechmajou sur les courts des anciens tennis


Se joignent à eux en juillet 1949 pour faire le tour du pays basque à bicyclette, les Trembladais, Bernard Ducayla et Louis Surre- Pichot.Gare de Saujon,préacheminement en train jusqu'à Dax De ga

 Saujon. Préacheminement en train jusqu'à Dax. De gauche à droite, Mimi Blois, Claude Dindinaud,Jacky Pechmajou, Bernard Ducayla, Louis Surre-Pichot


Dur, dur le réveil pour Claude et Mimi

                                    Dur, dur, le réveil pour Claude et Mimi Blois


Extrait du carnet de route de ces cinq garçons unis comme les doigts de la main : « Une fête se tenait dans un petit village frontalier espagnol. Mais comment y aller sans passeport ?  Au culot. Nous nous sommes pointés au poste de douane et leur avons demandé si nous pouvions passer en leur expliquant que nous étions en voyage à vélo, que nous venions de Charente Maritime et que nous aimerions participer à cette fête. Evidemment au temps de Franco, il était difficile de s’introduire en Espagne. Un douanier plus compréhensif que les autres nous prit à part et nous dit de suivre un chemin qui nous ferait traverser la Bidassoa. Il ajouta de venir le voir au retour ce que bien entendu nous avons oublié de faireLes cinq copains avec leurs bérets basques sur la Rhune pr

                        Les cinq copains, béret basque vissé sur la tête sur la Rhune près d'Ascain

 

…A l’arrivée à La Tremblade, tout le monde nous attend. Nos parents à qui nous avions écrit que nous allions en Espagne, n’ayant pas de nouvelles,  s’étaient inquiétés. Le père de Jacky avait même alerté l’ambassade de France alors que nous, bien tranquilles, nous poursuivions notre tour. »


 Roger invite également ses enfants à une autre balade à vélo mais celle-là initiatique et incontournable. Jacqueline et Jacques se souviennent d’une en particulier. Après avoir emprunté le bac à La Tremblade, le petit peloton poursuit son périple jusqu’à Brouage.


Jacques sur le chemin des rails devenu piste cyclabe

                               Jacques s'entraîne sur le chemin des rails qui est devenu une piste cyclable

 

Arrivés fourbus au centre de la ville fortifiée par Vauban, leur père en pédagogue consciencieux leur fait un cours d’histoire qui les dépasse quelque peu ; ils préfèrent le sandwich au pâté aux amours de Louis XIV et de Marie Mancini. Jacqueline a déjà expérimenté ce type de visite dès l’âge de sept ans. Pendant qu’au milieu des ruines de Royan, Roger disserte sur les conséquences de la guerre, la petite fille au grand dam de son père est subjuguée par tous ces amas de pierres qui permettent de jouer à cache- cache.

 Certains souvenirs lui reviennent.  Il n’est pas recommandé juste après guerre de se promener sur les plages du Galon d’or et de la Pointe Espagnole car tout l’espace n’est pas encore  complètement déminé. A l’Embellie, au milieu de la forêt, ressurgit l’image obsédante de vignes entourant un ancien camp militaire.

  Pour oublier les années noires de l’Occupation règne à Ronce une ambiance de fête. Ses parents qui adorent danser n’ont que l’embarras du choix tant l’offre est importante. Ainsi des bals sont organisés à la Chaumière, à la Pergola et même en face de leur villa sur la place des Roses. Des cavalcades sillonnent les rues de Ronce précédées par différentes harmonies de la presqu’île comme celle des pompiers de la Tremblade.


Cavalcade avenue de Beaupréau. Derrière on aperçoit la C

                          Cavalcade avenue de Beaupréau. Derrière le char fleuri, on aperçoit la Chaumière

 

Les allées grouillent d’enfants qui jouent au jokari ou au ballon prisonnier.

 

  Une épreuve inattendue.

  En 1951 Roger est muté à Versailles et vit à Saint-Cyr l’école, en Seine et Oise toujours comme directeur des services vétérinaires. Malheureusement, à cinquante ans, une hémiplégie très handicapante l’oblige à marcher avec une canne. Son épouse qui apprend à conduire en un temps record l’accompagne dans ses tournées, jardine, élève des pigeons, fait conserves et confitures et s’occupe de la grand-mère. Bref, elle réussit à être au four et au moulin avec une constance qui continue de forcer l’admiration des siens.

 

   Claude, l’artiste peintre.

 Dans les années 50, les Dindinaud reviennent à Ronce en traction et n’y passent qu’un mois de vacances. Le frère ainé de Jacqueline, Claude, y tombe amoureux d’une amie d’enfance, bonne joueuse de piano, Annie Breuil avec qui il se fiance et qu’il épouse trois ans plus tard.


Fiançailles de Claude et Any à La Tremblade de droite à

       Fiançailes de Claude et d'Annie à La Tremblade. De droite à gauche, Mme Breuil, Mr Breuil, Jacqueline, derrière sa mère, les fiancés, Roger, Claude, Sylvette, la soeur d'Annie et son mari Mr Bonnet

 

Les parents de cette dernière, propriétaires de la villa Sylvette Annie allée des pins, tiennent un commerce de vins à La Tremblade.

 Claude a hérité du talent de sa grand-mère Marie Moizé qui dessinait remarquablement. Agé seulement d’une vingtaine d’années, il participe à un concours d’affiches organisé par la mairie de la Tremblade. Son dessin représente en arrière plan la baie de la Cèpe et la forêt. Au centre, un estivant à la tête de soleil portant un maillot rayé bleu et blanc ferme les yeux visiblement heureux bien qu’un crabe rouge lui pince les orteils. Pourquoi tant d’insouciance ? La mer est calme, il fait beau et sa pêche est miraculeuse. Cette symphonie de couleurs et cette image astucieusement décalée séduisent le jury. Son dessin obtient le premier prix.


Affiche originale de Claude année 1950. Sa signature appar

           L'affiche originale de Claude. Sa signature est visible le long de la panière à droite


Largement diffusé en affiches et cartes postales, il rallie encore aujourd’hui, soixante ans après sa création, les suffrages du public. Il fait par exemple la couverture du bulletin municipal de La Tremblade de juin 1996.  Claude trouve sa voie : il sera professeur de dessin en collège et professeur d’histoire de l’art dans un IUT de Bordeaux. Une des nombreuses oeuvres de Claude Dindinaaud

                                                 Une autre oeuvre originale de Claude

 

    Profession infirmière.

  Jacqueline, elle, poursuit, après son bac, des études d’infirmière à l’école de puériculture à Paris. Son père retombant malade à soixante ans, elle est obligée de travailler comme institutrice  remplaçante en Seine-et-Oise pendant cinq ans de 1959 à 1964  date à laquelle elle reprend ses études d’infirmière. Elle obtient son diplôme en 1966. De 1966 à 1977, elle exerce son activité à l’hôpital Saint-André de Bordeaux. En 1968 elle milite au sein de la CGT et lutte pour  de meilleures conditions de travail.

Depuis les années soixante, elle n’a jamais cessé de revenir à Ronce pour y passer ses vacances et pour y garder ses neveux ou nièces.


1959, Jacqueline garde ses neveux sur le tracé de la futur

 

                                Jacqueline garde ses neveux sur le tracé de la future route toutistique ouverte en 1960

 

Elle les amène parfois à pied jusqu’à la pointe Espagnole où la police montée traque les naturistes pour les verbaliser. Ses nièces l’interpellent  avec candeur : « Regarde Tatie, les gens ont des maillots de  chair ».

 En 1977, elle  obtient sa mutation pour l’hôpital  de Royan à Vaux sur mer et quitte Bordeaux

 Elle loge à la villa Myriam avec sa mère devenue veuve. 

 

 Une vocation exaltante.

 A la mort de sa mère survenue en 1981, cette farouche adepte du célibat, choisit de donner une nouvelle orientation à sa vie. Elle cherche une association pour partir en mission humanitaire. Au Secours Catholique, elle rencontre le père Ryo qui a œuvré en Haïti. Elle suit une formation d’un an qui la contraint tous les mois à monter à Paris. Dans cette formation de grands témoins venus du monde entier expliquent les causes économiques, sociales et politiques de la pauvreté. Pour se rendre compte si elle peut s’adapter à une autre culture, rien ne vaut un séjour sur le terrain. Elle rejoint donc un village ravagé par le paludisme et la malnutrition près de Ouagadougou la capitale actuelle du Burkina Faso. Là, elle intègre l’équipe du dispensaire tenu par une communauté religieuse. Cette expérience séduit Jacqueline. Alors qu’elle a repris son service à l’hôpital de Royan, le père Ryo lui apprend son départ imminent pour le Mexique. Elle sera accompagnée d’Anne Etchebest, une assistante sociale de 25 ans avec qui elle a sympathisé pendant la formation.

 

  Un tandem de choc.

 Elles partent en septembre 1982. Au terme de leur voyage, elles sont accueillies par les habitants de Buenos Aires, un village complètement isolé, sans eau ni électricité .Leurs conditions de vie sont rustiques et spartiates. Elles logent dans une cabane en tôle, dorment dans un sac de couchage et pour améliorer leur ordinaire, créent un jardin potager.


Anne cultive le potager à Buenos Aires

                                     Anne cultive le potager à Buenos Aires


Elles sont ensuite affectées à Bella Vista, un autre village où elles continuent leur tâche au service des autochtones.


Jacqueline dans sa cabane en tôle de Bella Vista

                            Jacqueline dans sa maison en tôle à Bella Vista


 En France Jacqueline peut compter sur l’aide indéfectible de son frère Jacques et de son épouse Marie-Rose qui effectuent cinq voyages au Mexique. Jacqueline, en remerciement des grâces reçues, décide de parfaire son engagement par la prière. Pour ce faire, elle passe trois ans de sa vie au couvent comme contemplative à Mazapa et à Tapachula.  Elle consacre les sept dernières années de son séjour mexicain, avec le concours de médecins, à la formation des promoteurs de santé.


Cours de santé. Les organes sont grossièrement dessinés

            Cours de santé. On dessine grossièrement les organes sur le torse et le ventre d'un volontaire


Jjacqueline formatrice des promoteurs de santé

                                      Jacqueline, formatrice des promoteurs de santé


Ces derniers enseignent à tous les villageois foi et hygiène par des moyens non conventionnels comme les socio drames, sortes de sketches qui illustrent les situations réelles qu’ils devront affronter, ou la représentation symbolique d’arbres porteurs de vie et de mort.


Socio drame sur l'exploitation des Indiens

                                      Socio drame sur l'exploitation des villageois


Représentation de l'arbre de la santé qui est indissociab

               Schéma de l'arbre de la santé qui est indissociable de la justice, de l'amour, de la liberté...

 

A Tuzaltan et à Escuitla  elle  devient responsable diocésaine de la santé.

 

Ronce, point d’ancrage.

 

 A l’âge de 65 ans après plus de 21 ans d’engagement, quand sonne l’heure de la retraite, elle choisit de retourner en France. Avec l’aide de son frère Jacques, elle achète un petit appartement à Ronce, allée des pins, pour retrouver les siens. Elle  accompagne dans sa maladie Claude, décédé l’an passé, et veille sur  sa sœur aînée qui demeure à Marennes.


La fratrie Dindinaud,Marie- Thérèse Claude, Jacqueline e

                      La fratrie Dindinaud: Marie-Thérèse, Claude, Jacqueline et Jacques.


Mais tous les deux ans Jacqueline repart trois mois au Mexique. Le prochain départ est prévu pour janvier. Toutes les personnes qu’elle a aimées, avec qui elle a partagé sa vie lui font fête comme au premier jour. S’immerger au milieu d’elles lui est vital. Aujourd’hui le pays s’est développé, les villages sont mieux équipés, des routes ont été tracées. Mais une nouvelle pauvreté a succédé à l’ancienne. Elle a pour noms : désertification, exode rural, insécurité...

 

 Jacqueline a obtenu la nationalité mexicaine pour services rendus à la nation de son cœur. Elle est toujours en contact avec Anne. Elle se plaît bien à Ronce où elle retrouve quelques amies d’enfance, profite de la famille qui vient en vacances, rend des services à ses voisins  mais goûte et cultive par-dessus tout la solitude. Un sourire radieux illumine perpétuellement son visage.


De gauche à droite,Jacqueline, Jacques et Marie-Rose chez

          Jacqueline, Jacques et Marie-Rose dans l'appartement de Jacqueline en 2012


Elle adore cuisiner et se fait un devoir de régaler toutes ses connaissances de sa fameuse galette, de ses madeleines et autres pains au chocolat.


Jacqueline comme au plus beau temps de sa jeunesse est prê

      Jacqueline, comme au plus beau temps de sa jeunesse est encore prête à reprendre la route au volant de sa deudeuche


Cette femme de conviction opiniâtre et accueillante qui, au grand désespoir de ses amis mexicains n’a jamais pu avoir le sens du rythme a pourtant su garder un coté rock n’ roll, toujours prête à partir faire du camping sauvage au volant de son éternelle deudeuche on the road again, mieux encore caminando se hace el camino.


                                                                                          Daniel Chaduteau.

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