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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 11:29

 

 

                                  La Belle Epoque et ses bains de mer.

 

   Avant de décrire les moments qui ont marqué la fête des Bains de mer de la Belle Epoque du 20 au 23 juillet 2011 à Ronce, un rapide rappel de leurs origines paraît opportun.

 

Affiche conçue par Pascal Langendorff d'après une aquarel

                    Affiche conçue par Pascal Langendorff d'après une aquarelle de Bénédicte Stef-Frisbey

 

  Quand on évoque les bains de mer, on pense d’emblée aux vacances, au plaisir de nager, de se rafraîchir, mais également au bien-être, à la remise en forme. Il est bon de rappeler que le mot thalassothérapie, abrégé en thalasso, nom de consonance grecque qui semble nouveau,  apparaît pourtant pour la première fois dès 1865.

 

 Bref historique de l’origine des bains de mer.


  On s’accorde à dire que cet engouement pour les bains de mer a débuté au XVIIIème siècle en Angleterre quand, dès 1753, le docteur Russel publie son ouvrage : « Les effets des bains de mer sur les glandes ». Convaincu par le sérieux de cette étude, Le Prince de Galles, trente ans plus tard, se rend à Brighton pour apporter son soutien à l’ouverture du premier établissement de bains. Premier, pas si sûr.

  De nombreuses personnalités romaines au rang desquelles on retrouve à la fin de la République, Marius, Pompée, César, Cicéron ont coutume de séjourner à Baïes une station balnéaire du golfe de Pouzzoles à une trentaine de kilomètres de Naples. Ils y font construire de superbes villas possédant toutes des thermes privés de grande capacité. Cette cité voit également l’aménagement de viviers alimentés en eau de mer et la création des premiers parcs à huîtres. Se régaler de poissons frais et de fruits de mer devient pour ces notables un luxe  ordinaire.

  Cette station réputée aussi pour la douceur de son climat et la beauté de ses plages continue d’être un lieu de villégiature privilégié pour les empereurs comme Caligula, Claude, Néron ... Aussi décident-ils d’y faire construire un palais dans lequel  Hadrien finira ses jours.  C’est enfin à Baïes  que le médecin d’Auguste, Antonius Musa, présageant les vertus thérapeutiques de l’eau de mer, préconise déjà de prendre des bains de mer glacés.

 

  Partie d’Angleterre, comme on l’a vu, la vogue des bains de mer traverse la Manche. Dès les années 1820, à Dieppe et à Boulogne sur Mer, on assiste à l’inauguration des premiers établissements. Mais  c’est sous le second Empire que, grâce au développement du transport ferroviaire,  des villes comme Biarritz, Deauville et beaucoup d’autres vont gagner leurs lettres de noblesse.

 

Arrivée des bains de mer à Ronce les Bains.

    Deauville, l’an passé, a fêté comme Ronce, le 150ème anniversaire de sa création. L’excellent historien local, Michel Chaigne, apporte la preuve que l’arrivée des bains de mer à Ronce  coïncide   avec son inauguration. Il cite en effet la lettre du préfet envoyée au maire de La Tremblade le 28 juin 1860 : « Le Maire de la Tremblade est autorisé à établir sur la plage du Mus  de Loup à l’embouchure de la Seudre vingt cabanes de baigneurs pendant la saison des bains de 1861 ; les cabanes ne seront point fixées et seront enlevées du premier au quinze septembre au plus tard ; elles seront de quatre m2 et la commune paiera une somme de deux francs par cabane dans la caisse de Mr le receveur... »

Michel Chaigne ajoute : « Ronce les Bains n’était alors qu’un modeste hameau, propriété quasi exclusive d’Edgar Perraudeau de Beaufief, où un chalet, une ferme et quelques pavillons permettaient aux baigneurs de passer la journée sur la côte, voire de s’y loger. L’inauguration officielle de ces bains de mer eut lieu le  5 août 1860. »

 

 Un docteur visionnaire.

  C’est le livre Des bains de mer de La Tremblade, ouvrage du Docteur  Brochard, publié le 15 juin 1862 qui va faire connaître les bienfaits attribués aux bains de mer et ainsi participer grandement  à l’envol  et à l’expansion de Ronce.

André Letélié dans son étude parue en 1890 : Ronce les bains, Marennes et la côte saintongeaise, lui rend un vibrant hommage : « Le docteur Brochard se rendit compte de ressources hygiéniques, offertes surtout à l’enfant par une plage de plusieurs kilomètres d’étendue, à pente extrêmement douce. Les senteurs balsamiques des pins, un air salin vivifiant, une température qui permet à la flore du midi de croître spontanément, il ne lui en fallait pas davantage pour le confirmer dans l’idée qu’il avait sous la main tous les éléments réunis pour une station balnéaire. » Saluant également l’apport irremplaçable de deux autres fondateurs Georges Dières Monplaisir et Paul de Saint Martin Lacaze, il poursuit : « Actuellement, aux quelques  chalets qui bordaient la falaise, au Grand Chalet très agrandi qui fut le premier jalon planté sur cette grève, il s’en est joint une foule d’autres (sur un plan daté de 1890, on en comptabilise vingt quatre, soit plus d’un tiers des constructions ronçoises) permettant à deux cents baigneurs de se livrer  aux plaisirs d’une agréable villégiature… » Et il conclut : « Cette plage est maintenant couverte de cabanes de baigneurs. »


Le premier Grand Chalet sans doute en bois

                                                  Le premier Grand Chalet

 

 

Le Grand Chalet après son agrandissement

                                                           Le grand Chalet après son agrandissement    

 

   A Ronce, ces cabines de bains, à l’exception notable de celle de la Louisiane, sans doute la plus ancienne construite dans les années 1860, sont en bois. La cabine de bains de La Louisiane détruite lors de la se

              La cabine de bains de La louisiane détruite lors de la seconde guerre mondiale


 

Elles sont fixes et fleurissent sur le brise-lame. Elles ne sont pas tractées, comme à Boulogne par exemple, jusqu’à la mer par un cheval robuste pour permettre aux dames de se changer en toute discrétion  avant que de maîtres baigneurs ne les  transportent dans leurs bras d’athlète jusqu’à l’eau. Mais il n’est pas interdit de penser qu'à Ronce, des messieurs galants  devaient se porter volontaires pour accomplir cette tâche au demeurant fort plaisante.

 

Les cabines de bains de Boulogne tractées par des chevaux

                           Les cabines de bains de Boulogne tractées par des chevaux

 

 Autres temps, autres modes


  Les maillots de bains portent bien leur nom car effectivement ils emmaillotent les baigneurs comme des bébés. Ceux des femmes sont de véritables costumes de bains, qui leur couvrent le corps du cou jusqu’aux mollets. A cette époque, se dénuder, c’est  attenter à la pudeur. Des hommes politiques comme le sénateur René Béranger ou hommes d’église comme l’abbé Sertillanges veillent à la décence et aux bonnes mœurs. Aussi les baigneuses sont-elles coiffées d’une espèce de charlotte  et  portent-elles une sorte de tablier sous lequel dépasse un pantalon bouffant. Ainsi attifées, quand elles sortent de l’eau, elles ressemblent davantage à des épouvantails à moineaux qu’à des Vénus naissant de l’écume de la mer. Les hommes, eux, avec leurs caleçons longs unis ou rayés qui moulent leurs attributs virils, ont assurément plus fière allure.


On se sent bien en maillot de bains en 1912

                                                    On se sent bien en maillots de bains en 1912


   Comme beaucoup de gens ne savent pas nager, ils se contentent de déambuler le long de la plage, les pieds dans l’eau. Les dames, très élégantes, s’abritent du soleil sous leur ombrelle. A l’inverse d’aujourd’hui, garder la peau claire est leur préoccupation constante. Dans cette France aux trois quarts rurale, c’est, pour ces citadines fortunées, habituées du casino du Grand Chalet et propriétaires des belles demeures construites sur le front de mer, une façon radicale et définitive de se différencier des femmes à la peau halée qui travaillent aux champs.

Le poème de François Coppée, tiré de son recueil " Les jeunes filles" daté de 1878 retrace à merveille cette époque:

 

" Sur la plage élégante au sable de velours

Que frappent, réguliers et calmes, les flots lourds

Tels que des vers pompeux aux nobles hémistiches,

Les enfants des baigneurs oisifs, les enfants riches,

Qui viennent des hôtels voisins et des chalets,

La jaquette troussée au-dessus des mollets,

Courent, les pieds dans l’eau, jouant avec la lame,

Le rire dans les yeux et le bonheur dans l’âme,

Sains et superbes sous leurs habits étoffés,

Et d’un mignon chapeau de matelot coiffés.

 

Ces beaux enfants gâtés, ainsi qu’on les appelle

Creusent gaiement, avec une petite pelle,

Dans le fin sable d’or des canaux et des trous ;

Et ce même Océan, qui peut dans son courroux

Broyer sur les récifs les grands steamers de cuivre

Laisse, indulgent aïeul, son flot docile suivre

Le chemin que lui trace un caprice d’enfant.

Ils sont là, l’œil ravi, les cheveux blonds au vent,

Non loin d’une maman rôdant sous son ombrelle,

Et trouvent à coup sûr, chose bien naturelle

Que la mer soit si belle et les amuse ainsi.

 

Des moussaillons du port, des pêcheurs de crevettes,

Passent, le cou tendu sous le poids des paniers.

Ce sont les fils des gens du peuple, les derniers

Des pauvres, et le sort leur fit  rude vie.

Mais ils vont, sérieux, sans un regard d’envie

Pour ces jolis babys et les plaisirs qu’ils ont.

Comme de courageux petits marins qu’ils sont,

Ils aiment leur métier pénible et salutaire

Et ne jalousent point les heureux de la terre ;

Car ils savent combien maternelle est la mer,

Et que pour eux aussi souffle le vent amer

Qui rend robuste et belle, en lui baisant la joue,

L’enfance qui travaille et l’enfance qui joue."    

       

 

Villas sur le brise-lame

                                                                          Villas sur le brise-lame

 

       A droite, la villa Beauséjour qui fête cette année son c                         A droite la villa Beauséjour qui fête son centenaire cette année

 

 

     

 

                                                      Récit de la fête.


  Mercredi 20 juillet

 

«  Bis repetita placent. »  Se référant à cet aphorisme célèbre, la municipalité de La Tremblade, après le succès du 150ème anniversaire de Ronce l’an passé, a voulu jouer les prolongations en proposant un nouveau rendez-vous festif.

  A 11 heures, ça devient une habitude, les personnes costumées se regroupent au bout de la place Brochard pour l’inauguration. Après le mot d’accueil et les remerciements de l’adjointe à la culture Mme Liliane Jaud, Le maire Jean-Pierre Tallieu  procède au lancement des réjouissances devant un parterre clairsemé.

 

La fête inaugurée par Liliane Jaud et Jean-Pierre Tallieu

                                          La fête inaugurée par Liliane Jaud et Jean-Pierre Tallieu

 

Il est vrai que le ciel couvert, les nuages menaçants et le vent frisquet n’ont pas incité les gens à revêtir leurs plus beaux atours. Seule une cinquantaine de  téméraires ose défier les éléments hostiles. Heureusement, pineau, jus de fruits et galettes offerts devant la base nautique leur réchauffent le cœur.

 

 

Le groupe des gens costumés devant une cabine de bains

                                        Le groupe des personnes costumées devant une cabine de bains

 

  Si les cieux du matin ont été relativement cléments, changement de décors en ce début d’après-midi ; un véritable déluge  s’abat sur Ronce. Le concours de châteaux de sable, prévu dans le programme, est bien-sûr annulé mais pas la visite de Ronce. Quelle n’est pas la surprise des intervenants quand ils constatent qu’une dizaine de participants les attendent patiemment devant l’Office du tourisme. La sagesse eût été de reporter la visite mais leur envie de mieux connaître la station emporte l’adhésion des deux guides, Catherine Lainé et Jean-François Géffré. Pendant près d’une heure trente, les deux compères se prennent pour Debbie Reynols et Gene Kelly et  interprètent,  sous une minuscule  forêt de parapluies, le remake de Chantons sous la pluie sous l’œil amusé de quelques badauds.

 A 21h 30, la parade nuptiale de la Belle Epoque tombe à l’eau, si l’on peut dire. La noce se contente d’une séance de photos dans l’enceinte du casino.

 

Le cortège nuptial coincé au casino en raison du mauvais

                                           Le cortège nuptial bloqué au casino en raison du mauvais temps

 

    Jeudi 21 juillet


10 heures. Le soleil daigne enfin nous gratifier de ses rayons encore bien timides. A la base nautique, les organisateurs de l’exposition sur les bains de mer invitent tous ceux qui ont vécu ou passer leurs vacances à Ronce à échanger leurs souvenirs autour d’un petit déjeuner convivial.

 

 

Catherine Lainé et Michel Buraud accueillent les visiteurs

                        Catherine Lainé et Michel Buraud accueillent les visiteurs de l'exposition

 

17 h 30.

 Le groupe de gens costumés plus dense que la veille se rassemble autour des mariés pour défiler dans les rues de Ronce. Le tracé n’a pas été choisi au hasard. La noce se met en marche devant le casino pour rejoindre, après une courte halte sur le ponton de la place Brochard, le Grand Chalet.

 

La noce devant le casino

                                                                             La noce devant le casino

 

Courte halte sur le ponton

                                                                                       Courte halte sur le ponton

 

Sous la conduite de Mr Alain Tontale, directeur de l’Office du tourisme et précédé d’un jeune accordéoniste, le cortège qui emboîte le pas aux mariés représent, à lui seul, tout un symbole.

 

La parade conduite par l'accordéoniste et Mr Alain Tontal

                                    La parade conduite par l'accordéoniste et Mr Alain Tontale

 

En effet, l’établissement de jeux inauguré en juin  2007, constitue le dernier  bâtiment d’envergure construit à Ronce. Quant au Grand Chalet, complexe hôtelier qui comportait également un casino, c’est, à l’inverse, la première  construction de ce type ouvert à Ronce à la Belle Epoque.

 

Casino du Grand Chalet à la Belle Epoque

                                                    Casino du Grand Chalet à La Belle Epoque

 

En empruntant l’avenue Gabrielle qui concentre la majeure partie du patrimoine ronçois, ce parcours d’un kilomètre environ représente donc une plongée dans le temps d’un peu plus de cent ans. Ce trait d’union entre le présent et le passé, illustré par une histoire d’amour, ne laisse pas insensibles les participants pour la plupart entichés de Ronce.


Le temps suspend son vol devant le Grand Chalet

                                              Le temps suspend son vol devant le Grand Chalet


La traditionnelle photo de groupe  se déroule dans une bonne humeur communicative face au kiosque. Mariage pluvieux mariage joyeux

                                                                     Mariage pluvieux, mariage joyeux


A  20 heures,  quelques couples se retrouvent pour dîner à L’Ardoise, au restaurant du casino, avant d’assister à 21h 30 au spectacle de cabaret de bonne facture donné sur la place devant un public nombreux et chaleureux malgré la température ambiante.


Bon appétit les amis!

                                                                         Bon appétit les amis!

 

      Michel Buraud joliment entouré

                                                                Michel Buraud joliment entouré

 

     Spectacle de cabaret place du casino

                                                           Spectacle de cabaret place du casino

 

     Le public frigorifié apprécie le spectacle                                       Le public frigorifié apprécie le spectacle

 

   Vendredi 22 juillet

 

Cette journée est assurément la plus réussie.

 

11h. La base nautique reçoit la visite d’une figure de Ronce qui a toute sa place dans cette fête car, pendant près de trente ans, Bernard Bécavin, c’est de lui qu’il s’agit, a été le maître nageur le plus emblématique de la plage de la Cèpe. C’est Philippe Claise une des mémoires vives de la station qui l’a convaincu d’honorer de sa présence cette manifestation. Entourés d’une dizaine de vieux amis, il admire l’ exposition particulièrement bien documentée et illustrée grâce à la diligence de Mmes Descamps, Guiet, Berthaud, Héral et Lainé et celle de Mrs Moreau, Géffré et Descamps. Pour que les aoûtiens puissent la contempler, elle mériterait  d’être étalée dans le temps.


Bernard Bécavin accueilli par Liliane Jaud visite l'exposi

     Bernard Bécavin au centre en pull bleu, accueilli par Liliane Jaud, visite  l'exposition avec son  épouse Françoise et ses amis l'exposition

 

18h.  C’est l’heure tant attendue du défilé d’une trentaine d’intrépides de tous âges qui ont enfilé les  maillots de bains de la Belle Epoque. Leur seule motivation quand ils montent sur le podium individuellement ou en groupe, aucun prix n’étant en jeu, c’est  le plaisir de  se divertir ensemble et  peut-être aussi de rendre hommage à leurs aïeux  en ravivant leurs façons de se vêtir.


Le groupe des maillotés sur le podium

                                                                Le groupe des emmaillotés sur le podium


Certains maillots sont d’époque mais la plupart ont été confectionnés avec patience et passion par les mains expertes de couturières. Les photographes en nombre croissant jouent des coudes pour capturer et suspendre pour la postérité ces moments aussi magiques qu’éphémères. Réunis une dernière fois sur le ponton, ces baigneurs d’un autre âge, tout intimidés, ne manquent cependant pas de classe et offrent aux spectateurs une insolite palette de couleurs.


Les baigneurs d'aujourd'hui

                                                                         Les baigneurs d'aujourd'hui

      Les baigneurs d'hier

                                                                          Les baigneurs d'hier

 

       Des baigneurs de tous âges

                                                     Des baigneurs de tous âges

 

 

 

 20h30. Début de soirée avec le récital des Chantonnants. Cette petite troupe d’une quinzaine d’unités, créée en 2006 par Mr Guy Mollé est actuellement présidée par Mr Jean-Pierre Siret. Distraire en se distrayant est sa  philosophie.


La troupe des Chantonnants lors de son récital

                                                La troupe des Chantonnants lors de son récital

 

Mme Jeannie Scheyder en assure la direction musicale. Mr Robert Warroux, aidé dans sa tâche par son épouse Danièle, se charge de la mise en scène. Robert n’est pas un néophyte, il monte des spectacles depuis sa jeunesse. Ce tour de chant d’une heure qui a nécessité une dizaine de répétitions au foyer ronçois est bien rodé, cela va de soi, par le rôdeur de barrière (mauvais garçon prêt à jouer du couteau) joué par Robert. La gouaille de ce titi parisien qu’il est réellement fait mouche dans la présentation d’une alternance de chansons réalistes,  drôles, voire coquines. Mais c’est quand les incidents s’accumulent, lorsque Marcel n’est pas dans le ton, que les  partitions tenues sur le pupitre par des pinces à linge jouent la fille de l’air, que  Robert donne toute la mesure de son talent d’improvisateur.


Au centre Mr Robert Warroux le metteur en scène de la tro

                                  Au centre Mr Robert Warroux le metteur en scène de la troupe

 

A tour de rôle, chaque membre du groupe donne le meilleur de lui-même en interprétant des chansons aux titres évocateurs comme Ne me dis plus tu, Du gris, J’y va ti, j’y va ti pas, Elle s’était fait couper les cheveux, Ca c’est d’la bagnole, L’aéroplane, Zaza ( La liste n’est pas exhaustive.) Progressivement le public séduit par le charme désuet de ces chansons à texte qu’il découvre pour la plupart se laisse aller à reprendre les refrains.


Lle public nombreux a salué la prestation de la troupe

                                                Le public nombreux a salué la prestation des Chantonnants


        A l’issue du spectacle, Mme Colette Benest lit une poésie de sa composition.


Colette Benest lit le poème de sa composition


Enfin Mme Sylviane Boutet célèbre à sa façon Les bains de mer, en chantant de sa voix grave sur l’air de Mon amant de Saint-Jean, sa nouvelle version, préalablement distribuée aux spectateurs ;  ces derniers ne se font pas prier pour l’accompagner.


Sylviane Boutet célèbre Ronce en chantant

 

   21H 30. Le public, des refrains plein la tête, remonte l’avenue Gabrielle pour gagner le marché de nuit. L’idée initiale de J.F Géffré se voit concrétiser par la municipalité. Trois heures durant, l’ancienne place du marché située place des roses reprend du service et retrouve son lustre d’antan. En faisant preuve d’un peu d’imagination, ces  chapiteaux immaculés, installés en U, font penser à un Camp du Drap d’or en miniature ou plus simplement aux échoppes médiévales. Un sculpteur sur bois côtoie un réparateur de cycles, une brodeuse un vendeur de produits du terroir, un rempailleur une cartomancienne, une botaniste une vendeuse de cagouilles.


Une brodeuse très souriante

                                                                    Une brodeuse très souriante

 

        Christian Desbordes dans son atelier

                                                             Christian Desbordes dans son atelier

 

Au centre de la place, dans un enclos grillagé, des gallinacés ravissent les jeunes enfants. La foule disciplinée s’informe auprès des artisans sur leur activité ou en profite pour faire quelques achats.

 La nuit est fraîche mais douce ce 22 juillet


La foule se presse au marché de nuit place des roses

                                               La foule se presse au marché de nuit place des roses

 

 Samedi 23 juillet.

 

 Dernier jour

Dès 14h,  le vrombissement des moteurs des voitures anciennes se fait entendre place du Casino. Mr Tontale se débat comme un beau diable pour faire évacuer au plus vite les véhicules modernes qui l’encombrent . A 14h 30, vingt cinq  superbes mécaniques alignées sur deux rangées resplendissent sous le soleil.


Trois belles voitures anciennes dont une Berliet au premier

                   Trois belles voitures anciennes dont une Berliet au premier plan et une Ford au fond


Leurs propriétaires qui les couvent des yeux racontent avec fierté, aux admirateurs de ces belles cylindrées, l’histoire de leur acquisition et surtout les étapes de leur restauration. Parmi elles, deux se détachent du lot : une Ford de 1911 et une Berliet de 1917.

 

A 16h  les véhicules qui ont pris à leur  bord des participants costumés, se dirigent vers le centre ville de La Tremblade. Ensuite ils rejoignent la grève  et  achèvent ce défilé haut en couleur dans les avenues de Ronce.


C'est parti pour la balade

                                                                                C'est parti pour la balade


 

   21h place Brochard. Quelques optimistes irréductibles s’approchent du ponton pour s’enthousiasmer devant le clou du spectacle, l’illumination des voiles des vieux gréements par un feu d’artifice.


On voulait voir les vieux gréements illuminés

                                                          Ils voulaient voir les vieux gréements illuminés


Seulement le clou largement arrosé depuis quelques jours et malmené, ce samedi soir, par un vent violent est rouillé et ne peut être mis en œuvre pour des raisons de sécurité. Dieu merci, le bal guinguette bat son plein et entraîne sur la piste autant de danseurs avertis que de personnes transies de froid. 


Le bal guingette conclut la fête

                                                                     Le bal guinguette conclut la fête

 

 Depuis la Belle Epoque cent ans se sont écoulés. Le goût affiché des Français pour la généalogie montre leur intérêt à rechercher et retrouver leurs racines dans un monde qui manque de repères. On constate aussi que de nombreux retraités, mais pas seulement, n’hésitent pas quelquefois à revenir de très loin sur les lieux qui ont bercé leur jeunesse. Ronce n’échappe pas à cette recherche du temps perdu et voit affluer de plus en plus de personnes qui cultivent la nostalgie. On ne peut donc que saluer les initiatives privées et publiques comme cette fête de La Belle Epoque et ses Bains de mer, riche en rencontres, qui s’est tenue à Ronce du 20 au 23 juillet 2011. Elle a fait suite et complété celle du 150ème anniversaire de l’an passé. Vivement la prochaine, sous le soleil évidemment ! Ne dit on pas jamais deux sans trois !


Carte de la Belle Epoque

 

 

 «  Le présent est aride et trouble, l’avenir est caché. Toute la richesse, toute la splendeur, toute la grâce du monde est dans le passé.  » Cette phrase d’Anatole France, auteur qui a vécu à La Belle Epoque, a résonné un peu plus fort à nos oreilles, pendant ces quatre jours mémorables.

 

                                                           Daniel Chaduteau.       7  août  2O11

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commentaires

marie du petit peuple 25/08/2011 21:15


MDR en voyant la splendide touche des "baigneurs de tous âges" !!!


memoires-vives-ronce.over-blog.com 06/09/2011 15:48



On voit que vous ne manquez pas de goût, ce qui est fort réconfortant.



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