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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:38

 

 

 

                                     Le fabuleux destin de l’épicerie Coudin.

 

 

  Il y a des patronymes qui résonnent dans la mémoire collective des habitants de la presqu’île d’Arvert. Le nom suivant écrit Coudein ou Coudin fait partie de ceux-là. Il évoque chronologiquement l’aspirant de marine trembladais Jean–Daniel Coudein qui commanda le radeau de La Méduse dont il fut l’un des quinze survivants. Cet épisode tragique, immortalisé par le tableau de Géricault  inspira Eugène Delacroix pour son œuvre La liberté guidant le peuple.

 Il fait également référence à un autre Coudin prénommé Albert connu comme transporteur. On le voit par exemple devant Le Grand Chalet juché sur sa voiture à cheval au début des années 1900.

 

a Albert Coudin

                               Voiture à cheval d'Albert Coudin devant Le Grand Chalet

 

Albert Coudin                                  Véhicule à moteur d'Albert Coudin assis au second plan

 

 Enfin on retrouve ce nom de famille au siècle dernier. Trois générations de Coudin  vont occuper le devant de la scène à Ronce pendant plus de soixante ans en créant et en faisant prospérer une épicerie.

 

Epiceries, épiceries chéries !

 Les épiceries comme les boulangeries sont des lieux de vie indispensables où les gens se croisent, se rencontrent, se parlent. A Ronce, les trois plus anciennes qui ont vu le jour au début du XXième siècle sont situées avenue Gabrielle, l’artère depuis toujours la plus commerçante. Ce sont l’épicerie Jagou qui deviendra une agence immobilière dans les années 20, l’épicerie Favier et surtout l’épicerie Perrot restée célèbre grâce à l’édition de cartes postales de cette époque.

 

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                               L'épicerie Perrot, avenue Gabrielle. A droite on reconnaît La Grande Maison

 

Le nombre d’épiceries atteint son apogée dans les années 50 et 60. Sans parler des réserves alimentaires qui éclosent dans chaque camping, une petite dizaine fleurissent dans les rues de Ronce. Sans vouloir en faire une liste exhaustive citons pour mémoire : avenue de la Poste, l’épicerie Palin, avenue de Beaupréau à l’emplacement actuel de la pharmacie l’épicerie Jono et la Coop, allée de l’Océan, l’épicerie Cartier, avenue Gabrielle les épiceries Coudin, Trépied et Crombez et enfin allée d’Aunis, l’épicerie Lefèvre. La création de l’épicerie Coudin est bien antérieure à celles susnommées. Pour en parler Jeannine Pezac, née Coudin qui, comme actrice et spectatrice a suivi l’aventure et l’histoire de ce commerce.

 

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 Avenue de Beaupréau. A gauche l'épicerie Jono et d'autres commerces remplacés de nos jours  par une pharmacie

 

  Création de l’épicerie Coudin.

  Armand Coudin, le cousin d’Albert a toujours été facteur.

 

d 2à a droite armand

                                            Le facteur Armand Coudin est tout à fait à droite

 

Il rencontre au début du XXième siècle Elisabelle Suhubiette, employée de maison à La Cigogne. Elle est originaire des Landes comme le personnel du Chalet Saint Martin. Cette dernière fait venir sa sœur Jeanne restée célibataire.

 

 

e Elisabelle et Jeanne suhubiette toutes les deux originair

                                      Jeanne et Elisabelle Suhubiette originaires des Landes

 

Armand et Elisabelle se marient en 1904. Elle donne naissance à un fils, Jean Coudin qui épouse Madeleine Poirier.

 

f Photo de mariage de jean Coudin et de Madeleine Poirier

                                                       Jean Coudin et son épouse Madeleine Poirier

 

Le  père de Madeleine, Jules Poirier, est vannier. Il fabrique des panières d’huîtres  avec son fils et sa belle fille assis en tailleur dans sa cabane en face de l’actuelle UCOMA.

 

g Cabane où le grand père maternel de J Jules Poirier exe

                                    Cabane du vannier Jules Poirier, le grand-père maternel de Jeannine

 

De cette union naissent trois enfants : Christian en 1935 (décédé en 2011), Jeannine en 1937 et Elisabeth en 1946. Elisabelle, leur grand-mère et Jeanne, leur grand tante tiennent tout d’abord l’épicerie de La Tremblade au 52 de la rue des bains, l’actuelle avenue du Maréchal Leclerc puis celle de Ronce. La création de la première épicerie en bois avenue Gabrielle, qui jouxte la buvette,  date de 1928.

 

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        De gauche à droite, Madeleine Coudin, son mari Jean et leur tante Jeanne, devant la première épicerie en bois

 

h La buvette jouxtant l'épicerie à la fin des années 192

    La buvette jouxtant l'épicerie. Armand Coudin est le quatrième à partir de la gauche. Jean et Madeleine les plus à droite

 

La seconde est bâtie en dur dans les années 30 par l’entreprise Lasserre.j Epicerie Coudin construite par Robert Lasserre, entrepren

         La nouvelle épicerie Coudin construite par Robert Lasserre entrepreneur  à La Tremblade

 

  Cette réalisation doit tout à la chance. En effet la famille Coudin a le bonheur de remporter les gains de la loterie organisée par la Séquanaise, un groupe d'assurances très en vogue avant guerre. Simultanèment, on va rénover la première buvette tout en conservant le châssis en bois. Les travaux sont confiés à l'entreprise de Franck Boursier qui n'est autre que le cousin germain de Jeannine.

 

k madeleine christian et jeannine 1938 boursier f cousin ge

                                 Madeleine, Jeannine et Christian devant la Buvette rénovée par Franck Boursier

   

L’épicerie trembladaise de la rue des bains est vendue juste après guerre.

 

Une affaire de femmes.

 Celle de Ronce, ouverte toute l’année, est tenue pendant vingt ans par Jeanne Suhubiette.

 

y Jeanne et son choux  Jeanne et son choux devant la première épicerie.On aperçoit derrière la publicité pour le restaurant Les Gourmets

 

l Jeanne , georges grenoux boucher chez Bonneau à l'extre

   Jeanne, à gauche, quinze ans plus tard  avec les as du marché dont Georges Grenoux à droite, boucher chez Bonneau

 

Elle est aidée l’été par sa nièce Madeleine et par du personnel saisonnier. Armand Coudin en remerciement du dévouement de Jeanne lui fait construire une maison au 11 de la rue Gaillardon. Mais l’été elle habite Ronce. En 1951 une hémiplégie l’oblige à venir rejoindre sa maison où loge dorénavant toute la famille de Jeannine. Cette dernière se voit dans l’obligation à treize ans de quitter sa chambre pour la laisser à sa tante. L’année suivante, Jeanne décède. C’est Madeleine qui la remplace au magasin.

 

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                                          Madeleine devant l'étal de l'épicerie dans les années 50

 

Jeannine, après avoir fréquenté l’école primaire de filles de La Tremblade  passe son certificat d’études.

 

ka Jeannine est la troisième à partir de la gauche au deu

          Second rang. Jeannine est la troisième à partir de la gauche. A sa droite, Josette Siroit

 

La jeune adolescente sportive, accompagne souvent son père à vélo dans ses  livraisons à domicile. Il tire une remorque dans laquelle ont pris place les commandes des  propriétaires des grandes maisons comme les Lesieur,  les Dières Monplaisir, les Rojinski et les Lemaigre-Dubreuil. Il se fait passer pour le personnel et quand il reçoit une pièce son premier mouvement est de la donner à sa fille. Durant cinq ans,  Jeannine va travailler avec sa mère à l’épicerie. L’été, elle habite à l’étage dans une chambre qui donne sur l’avenue Gabrielle. Ses parents  occupent  la chambre de derrière. Les WC sont bien-sûr dans la cour. Les voisins de l’épicerie à cette époque sont le boucher Bonneau et Mr Penaud, propriétaire du café de la Poste.

 

 

  L’ambiance festive et conviviale de la première moitié des trente glorieuses.

 Jeannine ferme soudain des yeux pour mieux se concentrer et rouvrir sa boîte aux souvenirs. Ils se bousculent mais elle parvient à les canaliser : « A l’époque de la buvette dans les années 50, les tables et les chaises en bois qui y restaient rangées ne subissaient aucune dégradation ni aucun vol. Pas encore de réfrigérateur. Les commerçants de l’avenue Gabrielle laissaient de grandes bassines en tôle devant leur commerce dans lesquelles se trouvait l’argent correspondant à la commande de pains de glace entiers  ou coupés à moitié que fournissait  Monsieur Desbordes en s’aidant d’un  crochet.  Pour les régates du RCV le 15 août,  se trouvait  dans la buvette une pompe Japy sous laquelle on mettait une bassine dans laquelle des pains de glace rafraîchissaient les boissons surtout la limonade et l’eau de seltz, eau gazéifiée artificiellement au moyen d’un siphon qui, mélangée à la Suze, était l’apéritif le plus prisé de cette époque. Lors des régates, autorisation était donnée aux  spectateurs de pique-niquer avec  leur panier garni dans le fond de la buvette. »

 Parmi les nombreux habitués de la buvette, trois pêcheurs, Mr Neau, dit le Marquis, Siki et Marcel Favier se sont pris d’amitié pour Jeannine.

 

m Pêcheurs aperot

                               Les pêcheurs ont pris l'habitude de prendre l'apéritif à la buvette

 

Ils emmènent parfois avec eux la jeune fille âgée de quinze ans et lui demande d’attraper des soles prises au piège de la courtine, opération ô combien délicate. En se débattant, elles maculent de vase et de sable le visage et le beau gilet jaune de l’adolescente, ce qui fait tordre de rire ces messieurs satisfaits de lui avoir  joué un bon tour.

 Le 14 juillet toutes les colonies, Hennessy (l’ancien Rayon de soleil), la Druide, Ugine et Melle, se regroupent devant la place Brochard et défilent avenue Gabrielle lampion à la main pour rallier la Cèpe où est tiré le feu d’artifice. Ces centaines d’enfants à la tombée de la nuit offre un spectacle grandiose et féérique qui comble d’aise tous les vacanciers. Ces colonies créées avant la seconde guerre mondiale pour les deux premières et juste après pour les deux autres ont aujourd’hui disparu. Ugine est un centre de vacances, Melle une propriété privée avec plusieurs logements, la Druide un lotissement et  Hennessy un complexe hôtelier.

 

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                                 Vue aérienne de l'ancienne colonie d'Ugine fondée en 1948

 

L’Union, un lieu au nom prédestiné.

  Au milieu des années 50 à Arvert, le bar- restaurant L’Union , baptisé aujourd’hui Le Kevin’s grill dont Mr Stéphane Grunchy est l’actuel propriétaire, organise souvent des bals en hiver les dimanches après-midi. Jeannine et ses deux amies Hélène et Danièle ont la permission de danser jusqu’à 18 heures, heure à laquelle, Madeleine, sa mère vient  les chercher en voiture.

 

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                                     Le bar-restaurant d'Arvert l'Union, rebaptisé le Kevin's Grill

 

Aux filles se sont joints trois garçons qui complètent l’équipe. Ce dimanche-là un garçon d’une autre bande vient l’inviter à  danser. Jeannine refuse de le suivre ce qui n’est pas habituel vu que cette bande est plus huppée que  la sienne. Elle se sent donc d’autant plus obligée d’accepter les sollicitations d’un second jeune homme qu’elle a des fourmis dans les jambes  car elle adore danser. Les valses, les paso doble, les tangos s’enchaînent à un rythme effréné. Jeannine est dans un état second. Pleinement heureuse, elle ne quitte pas son cavalier de la soirée. Ce jeune garçon de vingt et un ans possède une automobile, une splendide Quatre chevaux. Les deux jeunes gens touchés par Cupidon décident de convoler en justes noces un an plus tard. C’est ainsi qu’ en 1956 Jeannine épouse Guy Pezac qui travaille avec son père Marcel, un ostréiculteur trembladais  bien connu.

 

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   A gauche Guy et Jeannine Pezac en 1956 peu de temps après leur mariage et un couple d'amis devant l'Agence Jagou

 

Elle a dix huit ans et demi. Désormais, Jeannine  va  passer le plus clair de son temps aux travaux ostréicoles.

 

 Un métier éprouvant mais passionnant.

 Elle égrène les souvenirs de trente ans de labeur chez Yves Rousseleau et résume les différentes étapes du travail de l’ostréiculture : «  Au printemps on perce les coquilles avec un marteau pointu. Vingt ans plus tard on utilisera une machine bricolée comprenant un moteur de machine à laver et une roue de vélo.

 

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                            Jeannine devant la machine à piquer les coquilles d'huîtres en 1995

 

Puis on enfile les coquilles pour en faire des collecteurs qu’on met dans la Seudre vers le 14 juillet. C’est à cette époque que l’huître est mère et qu’elle lâche son lait. Le naissain vient se coller sur les supports mis dans l’eau. Un an après, on lève les tubes qu’on installe sur les tables qu’on aperçoit tout au long de la Seudre à marée basse. Là, les huîtres grossissent dans des poches. Lors des malines (grandes marées) on enlève les caoutchoucs qui maintiennent les poches sur les tables pour les brasser. On les tourne trois ou quatre fois l’été. En septembre avec un démanchoir, on les enlève pour les calibrer avec une trieuse à godets. Les plus petites retournent à l’eau, les plus grosses rejoignent en poches les claires. Auparavant on les éparait avec une pelle plate pour éviter de les mettre en tas. Elles restent deux ou trois mois en claires pour que la navicule bleue, une algue microscopique présente dans les claires d’Arvert de Marennes et d’Oléron provoque leur verdissement. »

 

q De gauche à droite, Mr yves rousseleau et son épouse,

                            A gauche Mr et Mme Rousseleau chez qui Jeannine a travaillé

 

 Jeannine qui conduit également un engin pour la manutention des cagettes connaît parfaitement après  ces années toutes les évolutions et toutes les techniques de la production des huîtres. Elle n’a pas toutefois complètement tourné le dos à l’épicerie. Il lui est arrivé parfois de donner un coup de main l’été à sa mère.

 

Une heureuse initiative.

 La boutique  particulièrement bien placée au beau milieu de l’avenue Gabrielle, devient très vite trop petite.

 

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       A gauche le dépôt de pain de Pierre Poirier, Christian, Christiane la parisienne et Jeannine dans les années 50

Madeleine décide de procéder à son agrandissement pour satisfaire une clientèle de plus en plus nombreuse et de plus en plus exigeante. Exit la buvette. A sa place, à la fin des années soixante, elle crée un libre service qui triple la surface de vente.

 

u guide ronce 1975 0011

                                                                                  Publicité des années 70 

 

Cette réalisation préfigure les premières  supermarchés qui ont essaimé dans toute la presqu’île mais pas encore à Ronce. C’est sa seconde fille Elisabeth qui prend sa suite à cette époque.  Elle  aura la responsabilité  du fonds de commerce jusqu’en 1990.

 

v Elisabeth Coudin qui a tenu l'épicerie et le libre servi

                        Elisabeth Coudin la dernière représentante de la famille à tenir le commerce

 

L’épicerie change de mains.

 A cette date, le fonds de commerce est cédé à Monsieur Patrice Berger qui loue l’épicerie la première année à Mr Philippe Fèvre et à Mme Agnès Chaffaut. Ces derniers achètent le fonds, l’année suivante. Pendant quatre ans, le commerce ne modifie pas son activité mais la concurrence des grandes surfaces de La Tremblade, de Marennes et d’Arvert est rude. Aussi décident-ils de le transformer en salle de jeux pendant un an puis en magasin de céramique (Céramica)  trois ans durant. Enfin en 1999, ils achètent les murs à Madeleine Coudin et prennent un autre virage commercial qui s’apparente à un retour aux sources. A l’emplacement de l’ancienne buvette en bois est inauguré en effet en mai 2000, après un an de travaux, un superbe bar, Le Pub qu’ils vont tenir quatre  années.

  Après avoir vendu le bar qu’elle possède à La Rochelle, Mme Marie Courtier se porte acquéreur du Pub en 2004. Marie est Rochelaise mais elle vient depuis des décennies avec ses enfants sur la plage de la Bouverie. Sans doute sensible au slogan qui s’affiche à l’entrée de Ronce « Qui m’approche, ne me quitte. » elle  succombe au charme de Ronce. Les étés 1996 et 1997 elle loue une boutique d’articles de plage face à la Sirène. Puis elle réitère l’opération en 1998 avec le Sourdon, ancien commerce d’articles de pêches qu’elle transforme en magasin de Déco marine. Le Pub sert également de salle d’exposition pour des artistes locaux. Actuellement sont visibles les sculptures de Mr Alain Nouraud.

 

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  A gauche, Agnès Chaffaut, l'ancienne propriétaire du Pub en compagnie de Marie Courtier, la nouvelle

 

Ainsi un Don Quichotte, une poule, une danseuse, un bateau confectionnés avec des matériaux de récupération égayent le débit de boissons.

 Quant à l’ancienne épicerie Coudin, elle est occupée depuis 2008 par un commerce de vêtements importés d’Inde et du Népal.  Aux merveilles de Krishna.com, tel est le nom du magasin que tiennent Thierry et Nathalie. Thierry, depuis son adolescence, se plaît à porter ces vêtements ethniques. Nathalie goûte la philosophie hindoue et les voyages. Pendant les deux mois d’été, leur boutique pittoresque apporte à l’avenue Gabrielle une touche de couleur et d’exotisme du plus bel effet et invite à partir pour des destinations lointaines.

 

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                         A gauche, un commerce de vêtements ethniques occupe les locaux de l'ancienne épicerie 

 

A Ronce aujourd’hui la Coop est la seule épicerie qui subsiste encore mais elle n’est pas ouverte toute l’année.

 

  Jeannine vit à La  Tremblade au milieu des livres d’histoire de cette presqu’île qu’elle a chevillée au corps. Elle a baptisé sa maison Sol y Neou, Soleil et Neige en béarnais,  nom d’un chalet de La Mongie que des  amis lui ont prêté. Logeant au bout de l’impasse qui part de la rue Gaillardon, cette femme discrète aux yeux clairs ouvre son havre de paix à ses deux filles Annie et Dany, ses cinq petits enfants et ses trois arrière-petits-enfants mais pas seulement.kb Annie et dany devant la buv penaud

                                   Annie et Dany les deux filles de Guy et  de Jeannine devant l'ancien café de la poste

 

Une activité débordante où le jardinage occupe une place de choix et une disponibilité de tous les instants ont réussi à atténuer la peine ressentie lors de la mort prématurée de Guy son mari bien-aimé. Comme tout un chacun, pour se défendre contre la marche inexorable et inéluctable du temps, il lui reste ses souvenirs immortalisés par des clichés témoins de ses moments de bonheur sans cesse revisités.

 

                                                                           Daniel Chaduteau.

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commentaires

www.snoringsolutionsnow.com 03/01/2014 07:43

The tale was altogether a fantasy and most of the part a destiny as well.How can you make the most out of it and keep moving is the primary concern of all.No doubt it is doing well around the rounds.

lecomie jean-claude 05/10/2012 13:24

que de souvenirs!!!j'ai bien connu l'épicerie,halte obligatoire en sortant de la messe!!!Je me souviens même,sauf erreur,d'un camion à bandages pleins avec lequel "Bébert" coudin faisait du
transport.L'union,ah si l'union pouvait parler!!!merci en tous cas de rappeler tout cela.

Pat 30/08/2013 12:47

Que de souvenirs ressurgissent....Merci..

memoires-vives-ronce.over-blog.com 06/10/2012 11:47



Je suis ravi que cet article vous plaise



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