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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 14:06

                                            Le Père Michel Jarrot, un Spiritain  très spirituel.


 

     Il est des lieux propices aux rencontres. On pense aux stades, aux gares, aux aéroports. Il en existe d’autres plus insolites comme les hôpitaux. C’est pourtant dans ce genre d’établissement qu’en juin 1962 le destin va faire se croiser les routes de deux hommes d’Eglise qui sont en convalescence à Bordeaux. L’un, le père Bernard Colineau, est curé de La Tremblade depuis une année, l’autre, Michel Jarrot, missionnaire en Afrique. « Souffrir instruit les hommes » disaient les Stoïciens mais souffrir peut également les rapprocher. D’emblée les deux prêtres s’apprécient et le père Colineau invite Michel à le rejoindre pour l’aider dans son ministère au presbytère où demeurent déjà le père Latour malade et le père Gervais Houet aumônier des marins. Mlle Angèle y assure l’intendance et  fait office de  gouvernante.Le presbytère de la tremblade

                                                           Le  presbytère de La Tremblade

 

Michel, séduit par la proposition, obtient l’autorisation de sa Congrégation des Pères du Saint- Esprit.

   Quatre ans auparavant, un Béarnais d’adoption né à Bordeaux a quitté ses montagnes pour s’installer à La Tremblade près du bord de mer suivant l’exemple de sa sœur, sage femme à la clinique Pasteur de Royan. L’adaptation est particulièrement difficile car ses patients parlent pour la plupart le patois. Le jeune homme ne se décourage pas et ne va pas ménager sa peine pendant quarante quatre ans pour être au service des malades sédentaires ou de passage dans la presqu’île d’Arvert. Pierre Benoit,* c’est de lui qu’il s’agit, catholique pratiquant, n’habite qu’à trois cents mètres  du presbytère. Il fait naturellement la connaissance de Michel le nouvel arrivé. Très vite débute alors une belle amitié qui ne s’est jamais démentie. Pierre Benoit ne s’est pas fait prier pour nous parler de Michel.


Un prêtre hors du commun…

  « L’arrivée de Michel à La Tremblade ne passe pas longtemps inaperçue, dit-il Le prêtre ne porte pas la soutane, va au devant des gens, s’invite même parfois chez eux. Devenu aumônier des marins, il partage leur vie, les accompagne dans leurs sorties en mer, ne répugnant pas à boire de bons coups au bistrot avec eux. » Trapu comme un talonneur, la pipe au bec, arborant une barbe noire mal taillée, il a des airs du capitaine Haddock d’autant plus qu’il jure souvent comme un charretier. Le père Michel

                                                                                       Le Père Michel

 

Par curiosité mais le plus souvent par sympathie les portes des maisons s’ouvrent. «  Michel, ajoute-t-il, sans doute aguerri par des années de missions en Afrique ne souffre d’aucun complexe, est à l’aise dans tous les milieux. Il fréquente aussi bien les communistes que des catholiques ou des protestants, des gens modestes que des gens plus aisés. »  Comme un caméléon, il s’adapte avec une facilité déconcertante à ses interlocuteurs. Quand il engage la discussion, il affirme ses convictions mais respecte scrupuleusement celle des autres.


 aux multiples activités.

   Discuter c’est bien, agir c’est mieux. Michel ne se satisfait pas d’un ministère académique et quelque peu routinier. Véritable Protée, il va exercer dans la presqu’île toutes sortes de métiers. Afin de promouvoir le tourisme et de créer des emplois saisonniers, il a l’idée avec d’autres marins de mettre en place une structure financée en partie par le Conseil Général, Les croisières inter-îles qui perdurent au bout de la grève. Il est  également employé comme chauffeur de bus occasionnel par l’autocariste Bariteau dont le garage et le siège social se trouvent à Arvert. Publicité des années 7O pour Les petits bleus cars, condu

                                       Publicité des années 7O pour les petits bleus, cars conduits par Michel

 

  Emmener en 2 CV une paroissienne à l’embonpoint conséquent jusqu’à Rome ne le rebute pas. Homme de dialogue comme on l’a vu, il s’entend très bien avec son ami François Roux de confession protestante avec qui il est à l’initiative de rencontres œcuméniques à la Granderie à Etaules. En 1964 avec son complice Bernard Colineau curé-doyen, son ami le docteur Pierre Benoit et une petite équipe de bénévoles, Michel décide la création d’un journal  chrétien  d’informations locales, La presqu’île d’Arvert, mensuel qui vit grâce à une quarantaine d’annonceurs.Le journal paroissial créé en 1964 par le trio d'amis Ber

         Le journal paroissial créé par un trio d'amis: Bernard Colineau, Michel Jarrot et Pierre Benoit

 

Il rédige la rubrique  Les potins de la Mouette (titre imaginé par Pierre) qui comme son nom l’indique, relate avec ironie et humour les mésaventures vécues par des résidents de la presqu’île. A noter que ce journal paroissial existe toujours et qu’il continue comme à l’origine  à être imprimé à Limoges.


  Un prêtre qui se soucie des jeunes.

   Mais les actions les plus emblématiques à mettre à son crédit sont en direction des jeunes : d’abord  de ceux de l’école de rugby de l’UST, club dont il est un fervent supporter, de ceux de la  presqu’île pour qui il organise avec Bernard Colineau des voyages en bus dans Les Pyrénées pour qu’ils découvrent les sports d’ hiver et à l’étranger pour les ouvrir à d’autres cultures ( Allemagne, Italie, Suisse, Belgique, Pays Bas…) à un prix défiant toute concurrence puis de ceux, venant de tout l’hexagone, qu’il recrute aux messes dominicales de Ronce et de La Tremblade. Ainsi, dès août 1963, Bruno Chopard assiste à une réunion pour la création d’un groupe qui s’appelle le point h comme hospitalité. Il adhère tout de suite au projet. Il se souvient qu’à dix huit ans, possesseur du permis de conduire, il signe une convention. Il gagne cent francs par mois pour transporter dans un combi Volkswagen bleu les jeunes chrétiens en vacances jusqu’au local du foyer des jeunes qui se trouve derrière le presbytère. Assistent également à cette réunion Martine Givelet, Yves Papin et Françoise Bégon. Cette dernière épouse Bruno quelques années plus tard.


    L’aventure commence aux vacances de l’année 64. Au fil des rencontres, un groupe de jeunes gens autochtones et d’autres venant de toute les régions françaises,  décidés à agir ensemble, émerge. S’ajoutent à ceux précités, Marie-Louise (Manou) et son frère Didier Large, Anne et Isabelle de Saint Martin, Jacqueline Goy (Minouche) Sylvette Papin, Christine Givelet, Jacky Lavaud, un séminariste Emmanuel Brejon, et Michel Grelon, auteur du livre « Saintonge, pays des huîtres vertes » à qui l’on doit avec le père Gervais Houet le futur Musée maritime de La Tremblade. Leur est confié l’organisation des kermesses à La Tremblade et à Ronce, dans la cour du Vieux logis, allée des Seringas. Mais pour gagner un peu plus d’argent et pour fédérer le groupe, rien de tel que la création d’une troupe de théâtre  qui monte des spectacles deux années durant. Représentation théâtrale à L'école Saint-Joseph

         Représentation théâtrale à l'Ecole Saint-Joseph. A gauche Didier Large, au centre sa soeur Marie-Louise  et        Jacqueline Goy, à droite Emmanuel Brejon.

 

         Ils sont mis en scène par Bernard Girault et se déroulent dans la salle de spectacle de l’Ecole Saint-Joseph. Les Trembladais s’associent à ces représentations en prêtant les costumes. Parmi elles, La Farce du cuvier et l’évocation de Roland à Roncevaux. Pour accroître le réalisme d’une des scènes de cette pièce, Bruno convainc son boucher de lui donner un os encore sanguinolent qui terrifie les spectateurs les plus sensibles. Une foule nombreuse assiste aux représentations théâtra

                 Représentation théâtrale à l'Ecole Saint- Joseph  devant un nombreux public.

 

L’annonce de toutes ces animations est l’œuvre de M. Birolleau. Bénévolement au volant de sa 2 CV, le préposé aux animations de la presqu’île d’Arvert n’hésite pas à faire connaître les activités de la paroisse.


  La bande de la tente hâtive.

   D’année en année, jusqu’au départ de Michel Jarrot, autour du noyau dur originel,  gravite une bande d’une cinquantaine de jeunes de 15 à 25 ans ; dans ses rangs, ceux qui croient au ciel les plus nombreux et ceux qui n’y croient pas. A partir de 1967, on l’appelle La tente hâtive car elle prend ses quartiers d’été dans des tentes montées sur les deux courts désaffectés des tennis à côté du golf miniature. La tente hâtive où se regroupaient les jeunes de 1967 à

                La tente hâtive où se retrouvent les jeunes de 1967 à 1969 allées des Tennis

 

Très vite sont installés un peu de mobilier, une table de ping-pong et un baby foot.  Les joueurs de guitare y rivalisent de talent. A 14 h 30 rendez-vous est fixé pour rejoindre le plus souvent à pied ou en stop les plages du Galon d’Or ou de l’Embellie qui n’est pas encore ensablée.Rassemblement devant la tente hâtive à Ronce avant de rej

                     Rassemblement devant la tente hâtive  avant de rejoindre les plages

 

Michel au milieu des jeunes plage de l'Embellie

      Michel, plage de l'Embellie au milieu des jeunes. A gauche  Philippe Claise, à droite Manou


 Les jeunes sont encadrés par des prêtres amis de Michel venus passer leurs vacances. Paul, Marcel, Jean  et le père Savoie ont élu domicile au presbytère d’Arvert, sorte de caravansérail et d’asile pour une jeunesse en manque de repères. Chaque membre apporte sa pierre à l’édifice. Les uns organisent des tournois de ping-pong, de volley ou de pétanque, d’autres des jeux de pistes dans la forêt, d’autres enfin des rallyes vélo au milieu des claires.Rallye à vélo dans les claires août 1967

           Rallye vélo dans les claires. A gauche Noëlle Prétot, au premier plan Martine Givelet

 

  Le point d’orgue de ces activités est La Route des jeunes à Talmont. Les joueurs de guitare

                                             Les joueurs de guitare lors de la marche vers Talmont

 

Conçue et proposée  par quelques prêtres  de  la Côte de Beauté, c’est une sorte de pèlerinage qui voit,  chaque année au mois d’août, 200 lycéens, étudiants et apprentis effectuer un parcours de quinze kilomètres de l’église du Parc de Royan, Notre Dame de l’Assomption, jusqu’à celle de Talmont, Sainte-Radegonde qui domine la mer. Notre dame de l'Assomption Notre dame du Parc

       Notre Dame du Parc, Notre Dame de l'Assomption, départ de la Route des jeunes.

 

En fin de journée, a lieu dans ce chef-d’œuvre de l’art roman, la messe solennelle suivie d’un pique-nique sur le parking avec feu de camp.Eglise Sainte Radegonde de Talmont

                             L'Eglise Sainte Radegonde à Talmont


   Grâce à la tente hâtive appelée également tente Marie- Louise se sont lié des amitiés fidèles. C’est si vrai, que quarante ans plus tard, la moitié du groupe a gardé des contacts et tente de le faire renaître.

            


 Le retour aux sources africaines.

   Après dix ans de bons et loyaux services dans la presqu’île, Michel a la nostalgie de ses premiers engagements.  Retourner comme missionnaire en Afrique lui paraît  la bonne décision. En 1972, il est affecté à Douala, ville portuaire la plus importante  du Cameroun. Il s’implique comme à son habitude à la fois comme religieux et comme laïc dans la vie de ses nouveaux paroissiens. Il mène de front plusieurs activités très diverses. Vicaire de la Cathédrale Saint-Paul,  aumônier de la mer à Douala et sur les plates-formes pétrolières, il s’occupe également de l’accueil des prostituées,  de la catéchèse des enfants de l’école française. Professeur autodidacte au Grand séminaire, il fait des conférences de grande qualité sur la bible ce qui lui vaut d’être invité par la communauté juive. Il remplace le PDG (parti avec la caisse) d’une usine qui répare les radiateurs de voiture pour maintenir l’activité et les emplois, sauve de la faillite l’imprimerie de l’évêché en prenant en charge sa gestion, fait partie du groupe des entrepreneurs chrétiens (seul prêtre patron, il est invité, fin des années 80,  à leur  congrès en France),  crée une espèce d’orphelinat pour les enfants des rues, leur offre un toit et recrute une femme africaine pour les nourrir. Michel en compagnie des enfants de son orphelinat à Douala

 

                      Michel, à gauche, en compagnie des enfants de son orphelinat à Douala

 

Il est tellement adulé par ses paroissiens  pourtant peu fortunés, qu’ils se cotisent pour lui payer une cure en Israël (Mer morte) pour soigner son psoriasis.

 

  Les ennuis s’accumulent.

  Son état de santé s’est visiblement amélioré. Mais la malchance ne le lâche pas. Un soir, sur le quai du port mal éclairé, il roule avec sa vieille 4L dont les phares sont déficients ; soudain elle plonge dans l’eau noire. Heureusement le haillon arrière s’est ouvert ce qui permet aux marins présents de le récupérer juste avant qu’un bateau n’accoste. Cet accident a pour conséquence de réveiller son psoriasis. Ces multiples activités gênent certains, attisent les jalousies, font naître les calomnies. Victime d’une odieuse campagne de presse qui l’affecte profondément, Michel quitte, la mort dans l’âme, en 1992 après vingt ans de labeur , le Cameroun pour rallier Brazzaville la capitale du Congo voisin en pleine guerre civile. Dans ce pays, il remonte des structures semblables au service des plus démunis. De plus en plus éprouvé par la maladie, il est victime d’un infarctus fin mars 1996. Il est conduit à l’hôpital qui manque de places ; on ne lui trouve un lit qu’au 3ième étage.


  Le dernier hommage.

   Rapatrié sanitaire à Bichat, il décède quelques jours après son admission.  Comme s’il voulait nous faire un ultime pied de nez, il nous quitte un  premier avril. Il est enterré dans le cimetière privé de la maison mère des Spiritains dans la région parisienne à Chevilly Larue en présence d’une poignée d’amis dont le docteur Benoit et sa femme Nicole, M.et Mme   Michel Poulet, M.et Mme Jacques Bagot, M. Jean-Jacques Bedouret, Philippe Claise, Martine Alexandre, Noëlle Prétot pour ne citer qu’eux et bien-sûr tous les membres de sa famille. Pendant ses obsèques, le Jeudi Saint quatre avril, l’officiant, dans son homélie confie : « Si Michel était mort à Douala, c’est par milliers que des gens de toutes races, de toutes religions et de tout âge seraient venus lui témoigner leur sympathie et leur reconnaissance. Aussi c’est en toute confiance qu’il a fait la rencontre du Seigneur, lui présentant ses talents pleins les mains, et qu’il est entré dans la joie de son Maître. »Le père M.Jarrot célébrant la messe dans l'église de La

                           Le Père Michel célébrant la messe dans l'église de La Tremblade


Le filleul de Michel.

  Pendant qu’il exerce son ministère à Douala, le père Michel décide de parrainer un jeune garçon  qui vient de naître. Il lui donne son propre prénom et celui de son père (Olivier),  l’élève dans son orphelinat. Ensuite l’adolescent fait ses études secondaires chez les Jésuites africains.  Après avoir passé son bac, ce garçon intelligent et travailleur poursuit ses études supérieures en France. Les frais de scolarité sont pris en charge par les Papin, Bagot, Alexandre et bien-sûr Benoit, familles fidèles parmi les fidèles honorant leur promesse faite à Michel. Après sa disparition, elles ont ainsi perpétué l’œuvre dont il était fier  pour la mener à terme. Le jeune homme ingénieur en télécommunications,  termine à l’ESSEC un master de finances.


 Un homme pas un dieu…

  Sous ses grands airs gouailleurs se cache une personnalité d’une grande sensibilité habitée par le doute. Son côté provocateur est une façade, une façon de dissimuler avec pudeur toutes ses actions de solidarité, son cœur énorme. Un exemple qui a marqué le docteur Benoit. En tant que médecin des pompiers, il doit un jour aller chercher un ouvrier écrasé par un véhicule de chantier lors de la construction du pont de la Seudre. Il a besoin d’un coup de main. La vision du corps de cet homme dans un piteux état  bouleverse Michel  qui se porte volontaire alors que personne ne se bouscule, vu le risque encouru. En effet une grue n’offre que quelques instants pour soulever le véhicule et aller récupérer ce malheureux. Une fois la victime dégagée, Michel disparaît discrètement pour exprimer son émotion.


    Force est de constater que le père Michel,  lors de son passage dans la presqu’île d’Arvert ou dans les pays africains, a laissé un souvenir indélébile pour tous ceux qui l’ont approché et qui  se sont liés d’amitié avec lui. Près de quinze ans après sa disparition, Bruno et Françoise Chopard en parlent comme s’il était encore vivant. Bruno Chopard et son épouse Françoise

        Bruno Chopard et son épouse Françoise qui ont participé à de nombreux projets du Père Michel.

 

 Pierre Benoit et  son épouse ont conservé comme une relique une de ses soutanes  blanches dans une des pièces qui lui servait de chambre d’hôte quand il rentrait d’Afrique pour se reposer. Cette chambre est toujours à sa disposition comme s’il allait revenir sans prévenir. Pierre Benoit et son épouse Nicole

         Le docteur Benoit aux côtés de son épouse Nicole était un grand ami du Père Michel

 

Mieux encore, un Congolais Edrich Nathanaël  Tsotsa auteur de la thèse intitulée  L’action publique de lutte contre le VIH/Sida soutenue en septembre 2009 à l’IEP de Bordeaux  a tenu à dédicacer le fruit de son travail à Michel.


 mais un homme de Dieu.

   Michel a passé sa jeunesse en Champagne. Ordonné prêtre à vingt six ans, on peut dire qu’il a fait pétiller la vie de gens très divers ou leur a rendu leur dignité  en  leur annonçant  l’évangile d’une façon, certes  quelquefois pas toujours conventionnelle, mais terriblement efficace. S’il nous voit de là-haut, les yeux pleins de  malice et un sourire amusé doivent illuminer son visage. En effet  le vicaire général de Saintes Jean-Pierre Samoride a célébré le cinq septembre dernier la messe d’installation, dans l’église du Sacré Cœur, du père Camille Coly,  nouveau curé de La Tremblade. Camille a été ordonné prêtre le 27 décembre 1991  dans son village natal Affiniam  dans la région de Casamance  au Sénégal. Le nouveau curé de La Tremblade, Camille Coly originaire d

                           Camille Coly ,le nouveau curé de La Tremblade est originaire du Sénégal

 

   Or il se trouve (coïncidence heureuse) que  le père Michel a débuté son ministère  à la fin des années 50 à Mont-Rolland également au Sénégal.  La boucle est bouclée dans un beau jeu de dominos : de même que le père blanc évangélisait les noirs, il est tout naturel que le père noir évangélise les blancs.


   Michel, qui a créé le point h en minuscule était un Homme en majuscule. C’est à juste titre,  qu’il  a été décoré de l’ordre du mérite. Deux mots, Charisme et Bonté  résument et  ponctuent sa vie, celle d’un homme de Dieu qui, mettant en pratique inlassablement sa parole,  avait à l’évidence le goût des autres,  notamment des laissés-pour-compte.  

 

                                                                              Daniel Chaduteau.  7 janvier 2011.

 



 

* Le docteur Pierre Benoit nous a brusquement quittés mi-novembre. Il a rejoint son vieil ami Michel dans la maison du Père. Cet article lui est dédié.

 

 

Annexe 1: articles du Père Michel et du docteur Pierre Benoit parus dans le journal Paroissial La Presqu'île d'Arvert.

 

Annexe 2 : poème écrit par un groupe de jeunes lors du rallye vélo dans les claires.

 

Annexe 1 :

Article  du père Michel paru en octobre 1967 dans la rubrique les potins de la mouette 

 article michel presqu'ile d'arvert

De gauche à droite, P.Benoit,M Jarrot et le père Richard            De gauche à droite Pierre Benoit,Michel Jarrot et le Père Richard Aebi au bout de la grève en juin 1986

 

Avant dernier article du docteur Pierre Benoit paru en octobre 2010

 

avant dernier article de pierre BenoitAnnexe 2

 

Sonnet à la louange des huîtres écrit par un groupe de jeunes lors du rallye vélo d'août 1967

sonnet à la louange des huitres




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commentaires

ménard devienne christiane 15/04/2012 18:34

J'ai connu le père Michel à La Tremblade et à Ronce quand il venait voir les jeunes qui se retrouvaient ( j'en étais ). Je rejoins toutes les personnes qui l'appréciaient et qui le retrouvent à la
lecture de cet article.

memoires-vives-ronce.over-blog.com 09/07/2012 18:25



Michel nous a permis de nous retrouver quarante deux ans plus tard. Qu'il en soit remercié



ohandza guy 24/02/2012 20:36

j ai fait plus de 13ans avec le pere michel jarrot;on a eté ensemble le jour ou il quittait douala;pour la derniere fois;j etais celui qui a nourrit les tous premiers accueillis a l orphelinat
fondation louis bissek;coomment vous contacter.....

memoires-vives-ronce.over-blog.com 26/02/2012 15:19



Je tiens à vous faire part de mon admiration pour votre engagement auprès de Michel au service de ces enfants orphelins pendant toute ces années au Cameroun. J'ai connu Michel quand il vivait à
La Tremblade et j'ai essayé de lui rendre hommage dans cet article pour faire revivre un peu un homme de cette trempe.



retour-aux-sources 18/02/2012 09:45

Bonjour
Trés intéressant article que j'avais déjà vu sur le blog de ronce ,mais je me marre quand même, quand vous dîtes que les Trembladais parlaient encore patois à l'arrivée du Docteur Benoit. Nous
n'étion spas à l'âge de pierre à l aTremblade et ma grand-mère née en 1893 parlait parfaitement le français et pourtant elle n'est jamais allée à l'école .Bon tout ceçi pas bien important. Je
revoie toujours avec émotion le nom de certaines amies d'enfance avec un pincement au coeur et entre autre celui d'Isabelle de Saint Martin avec qui j'étais à l'école . je vous souhaite une
excellente journée et merci pour vos articles

memoires-vives-ronce.over-blog.com 18/02/2012 15:16



Je suis heureux que mes articles vous intéressent J'ignore si dans les années 5O  les Trembladais parlaient français ou patois. Le docteur Benoit quand il s'est installé m'a confié que ses
patients s'exprimaient majoritairement en patois, ce que j'ai retranscrit. Il est probable que vous ayez raison tous les deux.Ce qui est sûr, c'est que, quand je venais en vacances à Ronce à
cette époque, tout le monde parlait français



Benjamin JARROT 05/09/2011 20:09


Merci beaucoup à ceux qui ont fait ce blog sur mon oncle (je suis le fils du plus jeune frère de Michel).

Cela m’a fait très plaisir de lire ces lignes et de découvrir des photos de lui que je ne connaissais pas.

Encore un grand merci


memoires-vives-ronce.over-blog.com 06/09/2011 15:35



Votre commentaire m'a touché. Ce que je peux ajouter c'est que j'ai fait la connaissance de votre oncle en 1967 quand j'étais étudiant. Michel, comme j'ai essayé de l'écrire, était un type
formidable. Nombreux sont ceux qui en parlent encore dans la presqu'île d'Arvert.



jarrot luc 22/05/2011 17:35


un grand merci à tous pour cette article.


memoires-vives-ronce.over-blog.com 06/09/2011 16:08



En récoltant plusieurs témoignages et en ajoutant le mien, j'ai tenté de montrer que Michel était un homme comme on en rencontre peu. Merci pour vos encouragements.



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