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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:07

 

  Pendant la saison estivale et mieux encore hors saison, quand les vacanciers ont regagné leurs pénates et leurs enfants retrouvé leurs camarades de classe, il est un bonheur simple, gratuit, vivifiant, c’est musarder, flâner dans les allées de Ronce pour admirer les villas et tenter de retenir leurs noms. Les propriétaires anciens et nouveaux ont choisi la plupart du temps les prénoms de leurs enfants ou de leurs petits enfants. Certains ont privilégié des calembours,  Hasty-Cottage en est un exemple, d’autres enfin sont restés sobres. Parmi toutes ces appellations, quelques-unes attirent l’attention et intriguent le marcheur. C’est le cas de la villa El Chenoua, nom qui fleure bon l’exotisme dont nous avons retrouvé les occupants.


Ombre et lumière sur El Chenoua

 

                                                Ombre et lumière sur El Chenoua

 

 Un Ronçois de souche.

 Heureuse coïncidence, le maître des lieux, Jean-Claude Lecomte, est né à Ronce, allée d’Aunis en 1935 au numéro trois dans la villa P’tit Sou dont l’inscription, malgré les outrages du temps et l’adjonction d’un nouveau crépi, est encore visible. Le nom de cette villa renvoie à celle qui lui tourne le dos, avenue de Saintonge, propriété de Monsieur Bonamour, intitulée Ma tirelire. Ce dernier a eu l’idée de l’appeler ainsi pour qu’un sou, même p’tit, voisine avec sa tirelire.Villa P'tit sou,allée d'Aunis

                                                 Villa Ptit sou, allée d'Aunis


 Les grands parents de Jean Claude, Jean Baptiste Jules Lecomte né en 1862 et sa femme Pauline née en 1871 sont originaires de l’est de la France. Jules, ingénieur des Arts et Métiers, débute sa carrière comme expert de la vérification de bateaux pour la sociétéVeritas à Ostende. Ses différentes affectations l’amènent à fréquenter plusieurs ports de la Manche et de la côte Atlantique. C’est ainsi qu’il débarque, si l’on peut dire, à Rochefort au port de la Renaissance.  Puis il choisit de s’installer à La Tremblade.

 

La saga de l’entreprise Lecomte.

  Il y crée en 1926 un chantier naval, quai de l’atelier devenu boulevard Roger Letélié.


Chantiers navals Lecomte quai de l'Atelier

                                                        Chantiers navals Lecomte, quai de l'Atelier

 

Il décède en 1933. Ses quatre enfants René, Paul, Jean, Marie-Louise et son épouse Pauline vont diriger en nom collectif les Etablissements Lecomte qui vont s’appeler Lecomte – Boulanger quand  le beau frère de Jean-Claude, Henri Boulanger et son cousin germain, Henri Lecomte, intègrent la Société puis plus tard simplement Boulanger. Les deux associés,  pour honorer leurs commandes de plus en plus nombreuses, prennent l’initiative de construire une autre structure rue de la Corderie. Les établissements comptent alors une quinzaine d’ouvriers,  charpentiers et mécaniciens. C’est au milieu des années quatre-vingt que Jean-Pierre Joubert, qui a fait  la majeure partie de sa carrière chez  Lecomte et a gravi tous les échelons, reprend les chantiers Boulanger.


Le dernier propriétaire des chantiers navals créés par J

                                        Le dernier propriétaire des chantiers navals créé par Jules Lecomte

 

Il poursuit son activité jusqu’en 2007. Le dernier chalutier Le petit Boer qui a vu le jour dans les Etablissements Joubert mouille dans le port de la Côtinière. Actuellement les Etablissements Menadier (assemblage de cagettes d’huîtres) occupent des locaux de la rue de la Corderie.


Assemblage des cagettes d'huîtres

                                 Assemblage de cagettes d'huîtres aux Etablissement Menadier       

 

   Un spectacle mémorable.

  Le lancement d’un bateau est toujours un événement et attire la grande foule. Le bateau, sorti du hangar sur un chariot, est placé perpendiculairement au chenal. L’arrière est face à la glissière enduite de suif, l’avant très haut -une voiture peut aisément passer dessous- est retenu par des câbles. Au moment de la mise à l’eau, un mécanicien monte à bord. Le bateau alors libéré descend en trois secondes sur une glissière inclinée à quarante - cinq degrés. Quand l’arrière du bateau touche l’eau, le moteur doit impérativement se mettre à tourner pour continuer sa course. Cette opération est dangereuse. Les curieux sont priés de s’écarter au maximum.

Un bateau juste avant sa mise à l'eau

                                                                        Un bateau juste avant sa mise à l'eau

               

 

Lorsque les ouvriers voient, à marée haute, s’éloigner leur dernier né sur le chenal, leur visage rayonne. Ils sont soulagés et surtout fiers de leur réalisation. Parfois l’aumônier des marins, le père Michel, vient bénir le bateau. Il ne reste plus qu’à sa marraine de lancer et  de briser une bouteille de champagne sur l’étrave pour le baptiser. A noter que les chantiers navals Lecomte-Boulanger ont toujours entretenu de bonnes relations avec l’établissement concurrent dirigé par Monsieur Bernard.

   Les Etablissements Lecomte-Boulanger amènent en accord avec la municipalité  quelques bateaux hors d’usage au Mus de Loup pour y retenir le sable.


Vue aérienne du Mus de Loup, on aperçoit des bateaux hors

                   Vue aérienne du Mus de Loup. On aperçoit quelques bateaux hors d'usage

 

Des souvenirs d’enfance dominés par la guerre

 Jean-Claude apprend à faire du vélo, allée d’Aunis qui, à cette époque là, est encadrée de peupliers.


Jean-Claude allée d'Aunis bordée de peupliers

                                                             Jean-Claude, allée d'Aunis bordée de peupliers

 

De nombreux Ronçois, parmi lesquels, Jean, son père, futur conseiller municipal,  se démènent pour obtenir la construction d’une école primaire à Ronce. Ses sœurs Monique et Chantal nées respectivement en 1932 et 1933 vont l’inaugurer en 1938.

L'école de ronce en 1975

                                                         L'école de Ronce en 1975


  Quand il aborde les années sombres de l’occupation, la machine aux souvenirs de Jean- Claude fonctionne à plein régime. Celui qui l’a le plus marqué et dont il parle encore avec émotion touche sa famille. Un soldat allemand est abattu devant la villa Tango où logent ses grands- parents maternels.


La villa Tango tout au fond à gauche

                            La villa Tango tout au fond à gauche à l'entrée de Ronce


Sa grand-mère, une alsacienne, aurait enjambé la victime sans s’inquiéter de son sort. Le lendemain de l’attentat, les forces d’occupation recherchent des armes  dans chacune des maisons. Le père de Jean-Claude, un résistant, attend avec inquiétude derrière la porte. Une sentinelle est en faction allée d’Aunis. Christiane Dubois, leur voisine d’en face, est une jolie blonde. Elle n’hésite pas à jouer de ses charmes pour distraire le soldat tant et si bien que sa maison et celle de Jean-Claude échappent à la fouille. Sa mère ignore que son mari a enterré des armes dans la cour, le long du mur. Quand elle apprend la vérité, le choc est trop violent, elle s’effondre.

Autres souvenirs bien vivaces. La classe a lieu non plus à l’école réquisitionnée mais au rez-de-chaussée du Grand Hôtel. Jean-Claude et ses copains ont la surprise de voir arriver des bus parisiens, bus à plate-forme, bondés de russes, des cosaques antistaliniens, qui vont occuper tous les étages de l’établissement.

Monsieur Carollaud, propriétaire des restaurants La Côte d’Argent et La Pergola, alors qu’il pousse une charrette à bras avenue de Saint Martin, est  blessé en sautant sur une mine.

Au carrefour de l’allée de l’Aunis et de l’avenue de Saintonge, un landais Monsieur Bosmorin habite une maison blanche, la villa Grand-Maman qui existe toujours. Il est scieur de bois. Il possède également deux fours pour fabriquer le charbon de bois qui sert de combustible aux véhicules à gazogène. Quand survient une alerte, les Ronçois, pour se mettre à l’abri, rejoignent le fossé parallèle à l’actuelle allée des Genets derrière le casino, fossé recouvert de planches elles-mêmes recouvertes de terre pour se protéger des éclats d’obus. Pour Jean-Claude qui a  pour compagnes de jeux Martine et Chouane, deux superbes mules, c’est très excitant de se dissimuler ainsi.

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   Un accident cuisant

  Resté à l’école de Ronce jusqu’à l’âge de treize ans Jean-Claude continue ses études pendant deux ans comme interne au cours complémentaire de Marennes dont Mr Quentin est le directeur. Il rejoint la grève à vélo pour prendre une ancienne péniche de débarquement nommée André Lecêtre qui fait office de bac pour traverser la Seudre.


La péniche André Lecêtre qui servit de bac après guerre

                                           La péniche André Lecêtre  qui servit de bac après guerre

 

Ce jour de février 1949, il est monté sur la passerelle ce qui est formellement interdit. Au moment du départ, un copain qui l’accompagne ne trouve rien de plus intelligent que de le bousculer. Jean-Claude tombe dans l’eau glacée. Il porte une lourde canadienne qui entrave ses mouvements. Le bac se dirige vers lui mais le chef de patrouille scoute qu’il est ne panique pas, se dégage du bac qui s’arrête aussitôt.


Jean-Claude scout et chef de patrouille

                                                                    Jean-Claude scout et chef de patrouille


Un chauffeur livreur des transports Mora s’accroche au bastingage en tendant le pied que Jean-Claude saisit. Il est récupéré par les mécaniciens qui le frictionnent pour éviter l’hypothermie. Jean-Claude se tire de cette situation délicate sans même être enrhumé. Son camarade lui aussi reçoit de la part de son père une friction, mais d’une tout autre nature.

 

 Une découverte imprévue.

 A peu près à la même époque, au début des années cinquante, au début du chemin qui mène à la ferme Chaillé, est plantée une croix signalant la tombe d’un soldat, tombe régulièrement fleurie par les enfants de l’école. Un jour, le maire de La Tremblade, le docteur Fourcade prend l’initiative d’en récupérer les ossements. On commence donc à déterrer le cadavre, mais l’œil averti du maire lui fait vite comprendre que les os n’ont rien d’humain. Aussi ne peut-il s’empêcher de s’exclamer «  M…, c’est un chien » ce qui provoque les sourires amusés de ses administrés.

 

Les années d’insouciance.

 Après ses années de collège à Marennes, Jean-Claude rentre à Fernand Chapsal, le lycée de Saintes. Puis il étudie la comptabilité pendant deux ans pour travailler dans l’entreprise familiale. Comme tous les jeunes de vingt ans de la presqu’île, il va danser avec ses amis à La Chaumière qui ne se trouve qu’à  deux cents mètres de sa maison natale. La patronne Mme Aimée Soubise les accueille toujours avec affection en leur lançant : « Alors mes petits chéris, vous venez danser ? » Jean-Claude apprécie les soirées à thème surtout les soirées déguisées.


Tout au fond de la terrasse, le dancing de La Chaumière

                           Tout au fond de la terrasse,le dancing de La Chaumière

 

A la fermeture de La Chaumière à deux heures du matin, une joyeuse troupe se regroupe autour de Pierre Magnan et Mr Gobeau qui jouent respectivement de l’accordéon et du violon. Ils empruntent l’avenue de Saintonge pour retrouver le chemin qui longe la Louisiane en direction du Mus de Loup. Dans la salle de restaurant, sous la tonnelle, le maître de céans, Pierre Magnan, prépare pour ses convives des omelettes au jambon, accompagnées du vin blanc local Le Rayon d’Or. Un demi siècle plus tard, Jean-Claude en salive encore.


Salle du restaurant du Mus de Loup sous la tonnelle

                                        Le bar et la salle de restaurant du Mus de Loup sous la tonnelle


 

 La loi est dure mais c’est la loi

  Dans les rues de Ronce, principalement dans l’avenue Gabrielle, la plus commerçante, règne une de ses vieilles connaissances, son oncle, ancien adjudant-chef de gendarmerie devenu appariteur, Mr Henri Blanque.


Avenue Gabrielle,Henri Blanque au centre fait respecter la

                                           Avenue Gabrielle. Henri Blanque, au centre, fait respecter la loi

 

Un jour de Pâques, Jean-Claude vient de garer son aronde devant la mercerie Bonnaud-Gaudin. C’est alors qu’il voit surgir le vélomoteur du représentant de l’ordre. Son oncle, après l’avoir salué à la façon d’un militaire, l’interpelle de sa voix de stentor : « Monsieur vous êtes stationné du mauvais côté ! » Il n’est pas besoin d’ajouter que ces reproches réitérés n’amusent guère le jeune homme.

 Pour oublier ces moments désagréables, Jean-Claude se rend à l’entrée de Ronce. Derrière le losange célèbre, sont fixés des panneaux sur lesquels les commerces ronçois font leur publicité.  Sur une esplanade en béton où aujourd’hui se trouve le restaurant l’Orée des Bois, Jean-Claude et son ami Jacques Faucheux bricolent un terrain de tennis. Avec des bandes de tissus attachées à une ficelle et à deux poteaux, ils installent ce qu’ils appellent un filet caleçon. Cet espace, bétonné par l’occupant, est très prisé également par les joueurs de jokari.


Derrière le losange à droite un enfant joue au jokari

                    A droite, derrière le losange, deux enfants jouent au jokari sous les arbres

 

 Horizons lointains.

 Jean-Claude qui n’a pas vraiment de goût pour la comptabilité et qui ne souhaite pas travailler avec les membres de sa famille rêve d’autres horizons.

L’arrêt de ses études signe la fin de son sursis. Deux mois après, il reçoit son affectation. Comme hors-d’œuvre, l’Allemagne pendant quatorze mois avant de rallier l’Algérie.

 Pendant seize mois Jean-Claude sert dans un régiment opérationnel avec le grade de Maréchal des logis. Les missions des commandos sont nombreuses, difficiles et particulièrement dangereuses. Il n’aime pas s’étendre sur cette période douloureuse de sa vie. Rejoignant la base arrière, il arrive à Aumale, le rempart des gazelles traduction de son nom en arabe.


Quartier militaire d'Aumale au début du XXième siècle

                                 Quartiers militaires d'Aumale au début du XXième siècle


Juchée à 890 mètres d’altitude, cette ancienne ville romaine d’Anzia, fondée sous l’empereur Auguste, se situe à une centaine de kilomètres au sud-est d’Alger. Entourée d’un mur percé de quatre portes,  c’est un centre essentiellement militaire. L’acteur Jean-Claude Brialy, dont le père était officier, y est né en 1933.


Jean-Claude Brialy natif d'Aumale en 1985 au festival de Co

                       Jean-Claude Brialy, natif d'Aumale, en 1985 au festival de Cognac

 

 C’était écrit.

  Le jour de son arrivée, son attention est attirée par une jeune fille qui part en vacances à Cherchell, ville sise à 90 kilomètres à l’ouest d’Alger. Celle-ci revient deux mois plus tard pour préparer la rentrée. Nicole Raimbault est en effet institutrice à Aumale, son premier poste. Elle a en charge un cours préparatoire dont l’effectif est surréaliste, cinquante- sept  élèves.


A gauche,Nicole Raimbault et ses élèves lors de la venue

         A gauche, Nicole Raimbault avec ses élèves lors de la venue du général Massu en 1958


A sa descente du bus, mektoub (c’était écrit), elle fait connaissance de Jean-Claude. Ainsi débute une idylle qui se concrétise en 1959 par un mariage à Zurich près de Cherchell, l’ancienne Césarée romaine. L’acte de mariage en coopération porte le n°1.


Les jeunes mariés, Jean-Claude et Nicole

                                                                  Les jeunes mariés, Jean-Claude et Nicole

 

La mère de Nicole, Léa, est journaliste. Elle s’est remariée avec Henri Baretaud député maire de Cherchell  et vice- président de l’Assemblée algérienne. Depuis 1942, l’Ecole d’officiers de réserve  a élu domicile dans cette ville côtière.


Henri Baretaud passe en revue les élèves de l'Ecole d'of

                     Henri Baretaud passe en revue les élèves de l'Ecole d'officiers de réserve


Pour suivre son épouse, Jean-Claude devient à son tour instituteur après un stage à l’Ecole Normale de Bouzareah. Ils sont, tout d’abord, nommés à Bou Saâda (la cité du bonheur de1959 à 1961) à plus de deux cents kilomètres au sud-est d’Alger, puis non loin d’Aumale à Aïn Bessem en Kabylie de 1961 à 1965.


Dernière affectation en Algérie à Aîn Bessem

 

                                                                Dernière affectation en Algérie à Aïn Bessem      

 

En 1963, Nicole met au monde Lionel son premier fils, le second Jean- Marc naîtra en 1971.

 

Retour en France.

 En 1965 craignant pour leur sécurité, ils regagnent la métropole. De 1965 à 1970 Jean-Claude a la responsabilité d’une classe unique de 40 élèves à la Chapelle sur Chézy, classe qui ne l’a pas oublié car elle l’a invité en mars dernier quarante ans plus tard.


Classe unique à La Chapelle sur Chezy. A lgauche de Jean-C

                              Classe unique à Chapelle sur Chezy.A gauche de Jean-Claude, son fils Lionel

 

Puis de 1970 à 1991 il est directeur d’école de Croutes sur Marne et premier magistrat pendant deux mandats.


Jean-Claude dans son bureau de maire à Croutes sur Marne

                                                  Jean -Claude dans son bureau de maire à Croutes sur Marne

 

Quant à Nicole, elle exerce, durant vingt-neuf ans au collège François Truffaut de Charly sur Marne, la fonction de conseillère d’éducation.

 

 El Chenoua à Ronce les Bains.

  L’heure de la retraite ayant sonné au début des années quatre-vingt-dix, Jean-Claude quitte la Champagne et s’installe avec son épouse dans la ville qui l’a vu naître. Tous les chemins ne mènent-ils pas à Ronce ? Il est vrai que depuis 1965, ils  reviennent régulièrement en vacances dans un préfabriqué au Riveaux, à La Tremblade. En 1974, ils se portent acquéreurs  de Jeannette, la villa de leur oncle,  Mr Fernand Besson. Ils la débaptisent et la nomme El Chenoua.

Ce massif montagneux, qui culmine à neuf cents mètres, domine la plage de Tipaza.  Il ressemble, dit-on, à une femme enceinte allongée.


El Chenoua domine la baie de Tipaza. A droite la stèle en

                       El Chenoua domine la baie de Tipaza. En bas,à droite, la stèle en lhonneur de Camus

 

Pour Nicole, il est un peu sa montagne Sainte-Victoire. Dans son salon, le tableau superbe qu’elle en a fait rappelle la douceur de vivre et les drames de cette Algérie qu’ils ont tant aimée. Face au djebel Chenoua, est érigée une stèle pour honorer Albert Camus sur laquelle on peut lire cet extrait des Noces de Tipaza : « Je comprends ici ce qu’on appelle gloire. Le  droit d’aimer sans mesure. Il n’y a qu’un seul amour dans ce monde. Etreindre un corps de femme, c’est aussi retenir contre soi cette joie  étrange qui descend du ciel vers la mer… »



Jean-Claude et Nicole en 2009 le jour de leurs noces d'or

                             Jean-Claude et Nicole en 2009, le jour de leurs noces d'or.

 

  Les trois ports d’attache, mieux les trois cœurs d’attache de Jean-Claude évoquent les paroles de la chanson de cet ancien instituteur de sa génération, originaire d’Algérie, Enrico Macias. Le premier, son chemin d’horizon, c’est Nicole, avec qui il a fêté ses noces d’or, ses enfants et ses cinq petits enfants ; le second, le souvenir d’un pays de passions ; le dernier, le toit de sa maison de Ronce les Bains. 

 

 

                                                          Daniel Chaduteau         18  novembre 2011

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commentaires

lamia 25/08/2013 12:01

Message pour Monsieur LECOMTE
c'est avec une immense joie que j'ai découvert cet article vous concernant,au fait je connais beaucoup plus Madame LECOMTE qui a été ma première institutrice à AIN BESSEM,en Algérie,c'est avec elle que j'ai fait mes premiers pas dans la langue française,je me rappelle de sa grande beauté,sa gentillesse et sa pédagogie,vous êtes des personnes qu'on oublie pas.je vous souhaite à tous deux une longue vie pleine de bonheur.
Lamia

lecomtde 25/08/2013 18:41

ok

ce sera avec un immense plaisir..J'ai renoué une relation avec fadila lareck.Connais tu?je te rappelle mon mail: jean-claude.lecomte10@orange.fr

lamia012005@yahoo.fr 25/08/2013 16:38

Bonjour Madame LECOMTE,
merci pour votre réponse,je suis émue ,oui je vous contacterai prochainement,ce sera l'occasion de vérifier mon Français.
Amitiés
PS: au fait mon véritable nom est Latifa

lecomte nicole 25/08/2013 16:09

(suite) de renouer cette relation.Voici notre tél. 0546362190 et notre adresse:
11 avenue de la chaumière,17390 ronce les bains.On attend de vos nouvelles.A bientôt

lecomte nicole 25/08/2013 16:05

bonjour,
merci de ce joli témoignage et avoir étéutile rend toujiours heureux.C'est un immense plaisir pour nous d'

lecomie jean-claude 30/11/2012 21:48

Il faut noter que,parmi les joueurs de Jokari qui jouaient sur cette place,se trouvait Monsieur Chaduteau...auteur du présent article!!!!donc un ancien de Ronce

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