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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 12:30
La statue de Saint Joseph veille sur l'Association.

La statue de Saint Joseph veille sur l'Association.

 

Le cinquantenaire d’une association ronçoise peu ordinaire : l’Association Saint-Joseph.

 

« On s’étonne trop de ce que l’on voit rarement et pas assez de ce que l’on voit tous les jours » Cet aphorisme de la Comtesse de Genlis se vérifie quand on évoque un des lieux de vie les plus dynamiques de Ronce qui, en raison de la sobriété de sa construction, n’attire guère les regards. Ce bâtiment s’appelle le Foyer ronçois. Sa dénomination souligne à la fois une ambiance chaleureuse et un attachement à la station balnéaire. Pour nous parler de son histoire, deux personnes qui ont suivi de très près la genèse et l’aboutissement de ce projet un peu fou : Jeannine Dières Monplaisir et Christian Roy.

 

 

Il était une fois, la chapelle de Ronce…

Tout d’abord, pour bien saisir la motivation de ses concepteurs, il faut remonter plus d’un siècle en arrière, à l’époque où, comme le raconte l’historien local Henri Moreau dans son livre sur Ronce, Monsieur Perraudeau vend en 1895 à l’abbé Fanton et à l’abbé Jeandeau un terrain de 600 m² sur lequel il fait construire un bâtiment. Mme Dières se souvient que son beau-père parlait d’une grange à sel vite transformée en chapelle.

La grange à sel transformée en chapelle

La grange à sel transformée en chapelle

En janvier 1908 l’abbé Jeandeau revend ses droits, c'est-à-dire la moitié de la chapelle à l’abbé Fanton. En mars de la même année Monsieur Perraudeau vend à l’abbé Fanton une autre parcelle de terrain au nord-ouest du chalet Antoine et au sud-est de la chapelle pour l’agrandir, nouvel édifice vendu en 1913 au chanoine Marchais, archiprêtre de Marennes, lequel en fait don en juillet 1927 au diocèse de La Rochelle.

 

La chapelle au début du XXème siècle

La chapelle au début du XXème siècle

Pendant toute cette période, de nombreux résidents de Ronce, grandes familles Dières Monplaisir, Saint-Martin Lacaze…ou simples anonymes assurent l’embellissement et l’entretien de cette chapelle qui est de nouveau agrandie en 1954.

La chapelle dans les années 50

La chapelle dans les années 50

Un bâtiment prisé par les fidèles.

Deux exemples montrent l’attachement de ces Ronçois vis-à-vis de leur chapelle située à moins de cents mètres de l’Océan.

Dès l’origine du bâtiment, s’illustre la famille Favier Belle en faisant don de l’autel qui existe toujours. Sur le côté droit de celui-ci est gravée dans le marbre l’inscription suivante : « Cet autel a été offert par Monsieur et Madame Jules Favier Belle à l’occasion du mariage de leur fille le 9 juin 1896 ».

L'autel offert en 1896 par Mr et Mme Jules Favier Belle

L'autel offert en 1896 par Mr et Mme Jules Favier Belle

Puis plus tard c’est la famille Dières Monplaisir qui, à son tour offre le chemin de croix de leur ancienne chapelle privée qui se trouvait à l’étage de la tour de La Louisiane.

Chemin de croix  de Lucie Dières

Chemin de croix de Lucie Dières

Lucie Dières était entrée dans les ordres.

Lucie Dières était entrée dans les ordres.

La cloche qui sonne quotidiennement encore aujourd’hui pour la prière de L’Angélus à 8 heures, midi, et 19 heures rappellent que cette chapelle séculaire demeure le seul lieu de culte de Ronce après la destruction du temple en 2007, victime collatérale de l’édification du casino.

Le parking derrière le casino a remplacé le temple.

Le parking derrière le casino a remplacé le temple.

Cette cloche, fondue entre septembre 1805 et septembre 1806 par un certain C. Wagner pèse cinquante kilos. Elle sonne la note la bémol dans la direction nord-est, sud-ouest. Son inscription Rochefort indique qu’elle est sortie de la fonderie de la Marine de cette même ville.

La cloche Rochefort sonne l'Angélus tous les jours;

La cloche Rochefort sonne l'Angélus tous les jours;

Naissance de l’Association paroissiale Saint-Joseph de Ronce.

Au début des années soixante, la chapelle est vraiment trop exiguë l’été. Pas moins de sept messes y sont célébrées chaque dimanche.

Horaires des messes dans la presqu'île d'Arvert en 1968.

Horaires des messes dans la presqu'île d'Arvert en 1968.

. Force est de constater qu’il faut une troisième fois procéder à son agrandissement pour accueillir les fidèles dans de meilleures conditions. Pour fédérer les énergies et donner une nouvelle impulsion à leurs projets, une autre organisation s’impose. Plusieurs Ronçois de souche mais pas seulement prennent la décision de créer une association, l’Association paroissiale Saint Joseph de Ronce les bains, association régie par la loi 1901 qui est constituée le 25 juin 1964 sous le numéro 2378. Ses membres fondateurs sont les suivants : Le père Bernard Colineau, curé de La Tremblade, Mr Agnus, premier président, habitant la villa Sablette, Mlle Colette Jagou, villa Les Acacias, Mme Anne-Marie Avenel qui se baignait dans l’Océan tous les jours de l’année, villa La Muse , Mme Hélène Bachelier et sa sœur Mme Marie-Antoinette Kouzminsky, villa Hélène, Mr Xavier Dières Monplaisir, villa Raymond, Mr Jacques Givelet, propriété La Louisiane, Mme Marie-Thérèse Mouliet, villa la Musardière, Mr Christian Roy, villa Pomone.

 

Des investissements indispensables et productifs.

Dans les comptes rendus des conseils d’administration, on apprend que l’Association, dès sa création, contracte plusieurs emprunts dont l’un à l’évêché pour se porter acquéreur de deux immeubles, d’abord d’une maison et d’un terrain qui jouxtent la chapelle, la villa Jacky.

Le rez-de-chaussée de la villa Jacky a permis d'agrandir la chapelle dans les années 60.

Le rez-de-chaussée de la villa Jacky a permis d'agrandir la chapelle dans les années 60.

Le terrain de la villa Jacky côté cour;

Le terrain de la villa Jacky côté cour;

Le rez-de-chaussée de cette maison permet d’agrandir la chapelle de plusieurs mètres et de disposer d’une petite sacristie où sont conservés les personnages de la crèche que Christian Roy admirait quand il était enfant de chœur. Le premier étage a longtemps servi de bibliothèque, avant d’être loué. Cette villa débaptisée s’appelle toujours aujourd’hui St Joseph. Elle a pendant 16 ans servi de siège social à l’association éponyme. Les Alamigeon, famille d’industriels charentais en étaient propriétaires. Certains des membres de cette famille se sont mariés dans la chapelle ronçoise, d’autres y séjournent encore maintenant à une encablure.

Personnages de la crèche de la chapelle de Ronce

Personnages de la crèche de la chapelle de Ronce

La chapelle agrandie dans les années 60.

La chapelle agrandie dans les années 60.

L’association achète ensuite une propriété appelée Le Logis, allée des seringas. C’est à Mlle Jagou qui tenait l’agence fondée par son frère que revient l’idée d’acheter cette demeure mise en vente par Mr Marchat, originaire de Bretagne. Unique habitation ronçoise construite en granit, elle dispose d’un vaste parc dans lequel se déroulent pendant plusieurs étés les kermesses organisées en juillet et en août par l’Association. Mme Jeannine Dières Monplaisir se souvient : « Je m’occupais de la cuisson des saucisses au vin blanc, Mme Mouliet, elle, se chargeait des crêpes. Le soir, avec ma fille Monique, on triait les pièces dans des bols avant de les mettre en rouleaux. » D’autres bénévoles se rendent à la Louisiane. Ils y coupent des roseaux pour en faire des cabanes. En 1965, il faut verser un franc pour voir, en empruntant une espèce de labyrinthe, le clou du spectacle qui fait sensation. Il amuse les participants pourtant dupés quand ils contemplent un clou rouillé fiché dans un morceau de bois. Cette année 1965, le conseil a mandaté Mlle Jagou pour louer le Logis à la FAVAC. Elle a concédé jusqu’à l’été 1969 inclus l’engagement de location.

 

Kermesse dans le parc du Logis en 1969

Kermesse dans le parc du Logis en 1969

Mlle Colette Jagou, une première présidente entreprenante.

Le 13 avril 1967 Mlle Jagou, suite au décès de Monsieur Agnus est élue présidente. Parmi les nouveaux membres, Monsieur Degoulange, qui loge allée de la prairie devient vice-président. Mme Mouliet souligne qu’il est urgent de réparer la chapelle. Les travaux, installation des gouttières côté allée, sont effectués par l’entreprise Miglierina. Le 27 juillet et le 18 août 1967, autres kermesses au Logis. Mr Givelet offre son concours pour des conférences. Mr Degoulange fait don d’un réfrigérateur et de deux promenades en avion. Pour la tombola, cinq cents carnets de dix tickets sont émis. Afin de diminuer leur coût, sur chacun d’eux figure une publicité. Les majorettes de La Tremblade obtiennent un franc succès.

Le Logis est mis en vente, le 23 aout 1972. Mme Monique Roussel, sa nouvelle propriétaire va transformer ce bien qui devient un hôtel-restaurant appelé Le galon d’argent.

Le Logis vendu par l'Association devient un établissement à usage commercial : Le Galon d'Argent

Le Logis vendu par l'Association devient un établissement à usage commercial : Le Galon d'Argent

Publicité de 1974.

Publicité de 1974.

L’argent de la vente du Logis permet de solder des emprunts et d’embellir la chapelle : le pavement en terre cuite de Cadeuil remplace le vieux plancher en bois, la toiture est refaite, le plafond est lambrissé d’une boiserie en pin.

 

La chapelle rénovée du sol au plafond dans les années 70.

La chapelle rénovée du sol au plafond dans les années 70.

Autre cliché de la chapelle rénovée.

Autre cliché de la chapelle rénovée.

Un nouveau projet controversé, celui d’Hélène Bachelier.

 

En juillet 1976, suite au décès de Mlle Colette Jagou, Monsieur Maurice Leroy propriétaire de la villa, Les feux du couchant assure l’intérim de la présidence. C’est Mme Hélène Bachelier qui devient la troisième présidente de L’Association. Cette dernière appuyée par son conseil d’administration projette d’acheter un terrain appartenant à sa belle-fille Paulette pour construire une salle paroissiale. Ce terrain de 639 m² désormais inoccupé a servi un temps de terrain de camping. Il avoisine la villa Do-Ré-Mi, allée des Pins. Son atout majeur, c’est son emplacement. Cette parcelle se trouve en effet en plein centre de Ronce, avenue de La Chaumière face au marché. Le seul problème auquel L’Association n’avait pas songé, c’est la désapprobation de l’évêché. Mgr Verdet qui rencontre le 20 mars 1977 Mme Hélène Bachelier, lui demande de changer les statuts de L’Association et d’élire président, Mr le curé de La Tremblade qui a mission d’ enterrer le projet.

 

Première manche en faveur de L’Association.

Mais Mme Bachelier, n’est pas femme à obtempérer. Lors du Conseil d’administration du 14 avril 1977, elle organise un referendum pour que chacun se prononce sur les recommandations de l’évêque. Disposant d’une majorité confortable, elle annonce que le projet de l’édification d’une salle paroissiale est définitivement adopté, que les travaux qui vont être entrepris, murs, charpente, toit, fenêtres, seront effectués dans un premier temps au fur et mesure que le permettront les ressources de l’Association. Lors de l’assemblée générale du 27 août 1977 qui a lieu chez Mr Degoulange, Mgr Verdet a dépêché l’abbé Giraudon, vicaire épiscopal pour le représenter. En prélude, Mr Leroy cite une phrase de Mr Agnus qui, à la naissance de l’Association déclarait : « Notre but n’est pas de construire pour nous enrichir mais pour créer des moyens d’action et les mettre en œuvre au service de la paroisse.» L’abbé Giraudon rappelle que Mgr l’évêque a demandé à L’Association d’apporter certaines modifications à ses statuts ce qui n’a pas été fait et qu’il est opposé à l’édification de la salle paroissiale parce que Ronce n’est pas une paroisse et que sa chapelle et ses fidèles dépendent de La Tremblade. Mme Kouzminsky lui réplique : « C’est le père Colineau curé de La Tremblade en personne qui a réuni le 14 février 1964 les paroissiens de Ronce pour les associer directement à l’administration de la « paroisse » en créant d’abord un comité de gestion qui bientôt devient officiellement l’Association paroissiale St Joseph de Ronce les Bains à la date du 25 juin 1964. Aucun de nos adhérents n’ignore que la communauté de Ronce dépend de La Tremblade, que la chapelle de Ronce sous forme de grange à sel a été léguée à l’évêché avec d’ailleurs comme obligation d’y maintenir le culte. Si l’évêché a acheté à la famille Alamigeon la propriété Jacky d’une superficie de 263 m² dès 1964, l’Association a participé à son financement dès sa naissance. Mais nous nous étonnons que Mgr ait admis en 1964 le bien-fondé de notre Association sous sa forme et sa dénomination actuelles, qu’il ait applaudi à plusieurs reprises à nos initiatives, différents travaux de rénovation de la chapelle par exemple sur plus d’une décennie, initiatives toutes prévues à nos statuts qu’il semble réprouver maintenant. » L’abbé Giraudon visiblement à court d’arguments incite les membres de l’Association en les quittant à une grande prudence dans leurs initiatives.

 

L’avènement du Foyer Ronçois.

L’atmosphère de l’assemblée générale d’août 1978 est beaucoup plus sereine. Mgr a fait l’honneur de déléguer le chanoine Coudin, chancelier de l’évêché. Elle se tient pour la première fois dans la salle paroissiale qui n’est pas encore achevée. Seuls le carrelage, les sanitaires et l’installation électrique sont terminés Elle accueille également en septembre l’assemblée générale du Syndicat d’initiative. Mme Bachelier est persuadée qu’avec l’appui de Mr le curé, le père Joseph Tourayne, des pères Latour et André, de nombreuses conférences à caractère religieux d’abord mais pas seulement pourront avoir lieu dans cette belle et vaste salle mise à la disposition des Ronçois et des estivants au printemps prochain.

Mr Leroy rappelle les buts de l’Association : « Cette association a pour objet l’organisation financière et matérielle, le fonctionnement de toutes œuvres religieuses et culturelles la gestion et l’entretien de tous les biens meubles et immeubles nécessaires aux buts de l’Association le tout en collaboration avec les prêtres catholiques de La Tremblade. Après avoir recueilli les fonds nécessaires l’Association a procédé de 72 à 77 à la rénovation de la chapelle sous son aspect actuel. Pour parfaire ses moyens d’action elle a créé au 51 avenue de la chaumière un Foyer ronçois en voie d’achèvement en 1979. » Mr Leroy lance un appel aux propriétaires, aux résidents, aux estivants et aux sympathisants : « Faites-vous connaître car nous recherchons des animateurs tant pour des actions culturelles que religieuses. Nous rendrons service accessoirement à toute réunion à caractère professionnel ou autre dans la mesure où elle n’est pas incompatible avec l’objet de l’Association. »

Le raccordement au tout-à-l’égout, l’arrivée de l’eau, les installations de sécurité sont opérationnels courant 1979. Cette même année, la salle du Foyer ronçois a pu remplir un des objectifs de sa vocation en hébergeant depuis le premier juillet le Musée maritime de La Tremblade œuvre de l’abbé Houet, musée qui se trouvait sans local.

Le montant de l’adhésion à l’Association est fixé à compter du premier janvier 1980 à 20 francs.

Le Foyer ronçois achevé au début des années 80;

Le Foyer ronçois achevé au début des années 80;

Seconde manche en faveur de l’Evêché.

Mr le curé Tourayne est remplacé par le père Thomas. Celui-ci, dès son installation envoie aux membres de l’Association le courrier suivant daté du 10 janvier 1980: « Pour simplifier les comptes paroissiaux, j’ai été amené à regrouper ceux-ci sous un seul cahier, celui du secteur pastoral La Tremblade, Ronce les Bains, Arvert. Je pense ainsi répondre aux vœux exprimés par la chancellerie du diocèse de La Rochelle… En conséquence, la chapelle et le Foyer ronçois sont dissociés dans la gestion. Le Foyer ronçois est géré par l’Association St Joseph tout en restant en lien avec la paroisse. La chapelle, maintenant intégrée au secteur pastoral est gérée par le secteur et donc par l’Association diocésaine de La Rochelle et Saintes.» Lors de l’assemblée extraordinaire d’août 1980, on procède aux changements des statuts.

 

La colère de certains adhérents.

Mr Givelet, l’un des fondateurs dénonce dans plusieurs lettres la main mise de l’abbé Thomas sur la gestion de la paroisse de Ronce en s’affranchissant de la collaboration des laïcs : « Ce n’est pas de la modification de quelques articles des statuts dont il s’agit mais d’une transformation profonde équivalent au remplacement d’une association par une autre d’un objet tout différent. » Il ajoute : « Si j’ai accepté de participer à la création de l’Association paroissiale et de faire partie du premier conseil d’administration statutaire, c’est en souvenir du rôle qu’avaient joué mes grands parents Georges Dières Monplaisir et Marie Abelé, de leurs apports et de ceux de leurs enfants. » Pour signifier son désaccord, il donne sa démission suivie, l’année suivante, de celle de Jeannine Dières.

 

Mr Jacques Givelet est l'un des fondateurs de l'association paroissiale Saint-Joseph;

Mr Jacques Givelet est l'un des fondateurs de l'association paroissiale Saint-Joseph;

Les explications de la Présidente.

Madame Bachelier restée présidente s’adresse à l’ensemble des adhérents dans un courrier du 10 mars 1981 : « Le but de notre association se limite désormais au fonctionnement de toute œuvre d’éducation populaire, culturelle et charitable au bénéfice de la communauté ronçoise, au soutien du culte catholique à Ronce et à la gestion des meubles et immeubles nécessaires aux buts de l’Association. Cette dernière disposition s’applique notamment à l’immeuble dit « Foyer ronçois » maintenant presque aménagé, propriété qui constitue actuellement l’essentiel de notre patrimoine. Conformément à son orientation nouvelle, l’Association ayant pour titre Association Saint- Joseph de Ronce les bains et son siège social ont été transférés de la villa St Joseph, allée de la chapelle, au 51 avenue de la Chaumière, adresse où se tiendront désormais assemblées générales, ventes de charité, expositions, manifestations diverses. »

Comme on le voit le terme « paroissiale » a disparu. Certes le curé de La Tremblade, le père Camille Coly en est toujours membre de droit, mais à l'exception de son appellation, l'Association a perdu, de fait, son caractère confessionnel.

 

De facétieuses obsèques.

Malgré les difficultés rencontrées, Mme Bachelier n’a jamais renoncé avec son équipe à la réalisation de son œuvre, le Foyer ronçois. Sentant ses forces l’abandonner, elle a remis sa démission après avoir assuré presque une décennie de présidence. Ses obsèques en janvier 1987, célébrées comme il se doit dans la chapelle de Ronce, sont restées, pour les plus anciens, mémorables. Elles sont relatées dans le journal paroissial La presqu’île d’Arvert . Extraits : « Ce jour-là, Ronce célébrait les obsèques d’une de ses bonnes paroissiennes. L’émotion, la ferveur des participants, l’homélie, tout contribuait à la solennité de cette cérémonie. Au moment du dernier adieu, et de l’aspersion d’eau bénite, le sort a voulu que l’extrémité du goupillon parte comme une flèche à l’invocation de l’Esprit Saint, qu’il traverse comme un boulet de canon la gerbe de fleurs déposée sur le cercueil, et s’en aille atterrir au milieu de la famille prise d’un fou rire spontané et communicatif. Imaginez un peu l’embarras de Mr le curé, tout surpris de n’avoir plus en main qu’un manche en bois ayant propulsé un dangereux projectile. Partez en paix Mme Bachelier. Vous qui aimiez bien rire, vous avez offert votre dernier sourire aux Ronçois et à votre curé. »

 

Les continuateurs de l’œuvre d’Hélène Bachelier

Quatre hommes prennent le relais de Mme Bachelier à la tête de l’Association et vont chacun apporter leur pierre à l’édifice.

Mr Rousseau lui succède jusqu’en 1992 date à laquelle il renonce à la présidence tout en restant au conseil d’administration. Mr Pierre Gagnaire est élu à son tour, Mme Beaudeux étant sa vice-présidente.

De gauche à droite : Mr Beaudeux, trésorier, Mr Rousseau et Mr Gagnaire, deux des présidents de l'Association;

De gauche à droite : Mr Beaudeux, trésorier, Mr Rousseau et Mr Gagnaire, deux des présidents de l'Association;

Mr et Mme Beaudeux lors d'un repas au foyer ronçois en 1993;

Mr et Mme Beaudeux lors d'un repas au foyer ronçois en 1993;

On retrouve dans le bureau Mr Christian Roy et Mme Mouliet membres depuis la création de l’Association.

Mr Christian Roy est resté plus de 30 ans membre de l'Association

Mr Christian Roy est resté plus de 30 ans membre de l'Association

Puis Mr Gagnaire laisse sa place en 2000 à Mr Guy Mollé.

Le boulodrome créé par Mr Guy Mollé est un des lieux les plus appréciés par les adhérents de L'Association

Le boulodrome créé par Mr Guy Mollé est un des lieux les plus appréciés par les adhérents de L'Association

Enfin, depuis 2010, c’est Mr Jean-Pierre Siret qui a repris le flambeau. Il est secondé par deux vice-présidents Mr Charles Gayvrama et Mr Claude Demarbre. Complètent le bureau Mme Ginette Steinmetz, secrétaire, Marylène Demarbre et Nicole Siret, secrétaires adjointes, Mr Patrick Lejeune, trésorier et Mr James Fouin, trésorier adjoint.

 

Quelques membres actuels du bureau de l'Association Saint-Joseph : Mr Lejeune, Mme Siret, Mme Steinmetz, Mr Siret et Mr Fouin

Quelques membres actuels du bureau de l'Association Saint-Joseph : Mr Lejeune, Mme Siret, Mme Steinmetz, Mr Siret et Mr Fouin

L’Association St-Joseph aujourd’hui.

Forte de cent soixante dix adhérents, cinquante ans après sa fondation l’Association St- Joseph fait preuve d’une belle vitalité. Son attractivité, elle la doit à la diversité de ses activités (jeux de carte, pétanque, atelier chant, sorties spectacle, voyages culturels, atelier initiation dessin, danse country,ateler lecture), à son organisation (un responsable est désigné pour chaque activité) et surtout à ses moments de convivialité, (tous les premiers mardis du mois, par exemple, on fête les anniversaires). Le Foyer ronçois dispose d’une grande salle et d’une cuisine aménagée. On peut le louer le samedi ou tout un week-end pour fêter un anniversaire, un baptême, un mariage…Le premier mai s’y tient le bric à brac. Les deux mois d’été, la salle est réservée, en juillet, à l’exposition des Peintres de la presqu’île d’Arvert et en août à celle de l’Association Escale. Si vous désirez y adhérer, vous devrez acquitter la somme de vingt trois euros.

Jean-Pierre Siret, son président, connaît la musique à tous les sens de l’expression. Leader du groupe C.C. Rider, morceau interprété par Elvis Presley en ouverture de ses concerts, ce musicien de country rock blues band se produit sur scène depuis quarante quatre ans. Il veille sur l’Association dont il a la charge avec les yeux d’Elvis et de Chimène. Cet hiver, un groupe de bénévoles n’a-t-il pas repeint les murs intérieurs en vert tilleul et changé les 200 m² de plaque du faux plafond. De plus l’électricité a été mise aux normes. Enfin des affiches d’Habay, ville belge jumelée avec La Tremblade, ornent les murs.

 

La salle du Foyer ronçois remise à neuf par ses adhérents au début de l'année 2013.

La salle du Foyer ronçois remise à neuf par ses adhérents au début de l'année 2013.

Mais si le Foyer rit, la chapelle souffre.

Entretenir les abords de la chapelle devient une nécessité;

Entretenir les abords de la chapelle devient une nécessité;

Une cloche sonne, sonne,

Dans le ciel de Ronce les Bains

Elle rappelle à chaque personne

Que la chapelle a du chagrin.

Elle sent qu’on l’abandonne

Elle voudrait qu’on prenne soin

Un peu plus de sa personne

A l’instar de ses Anciens.

Que cette cloche qui résonne

Interpelle les paroissiens

Et au-delà ceux qui s’étonnent

Qu’on ne lui tende pas la main.

Deux chevilles ouvrières de l'Association paroissiale Saint-Joseph : Mr et Mme Xavier Dières Monplaisir

Deux chevilles ouvrières de l'Association paroissiale Saint-Joseph : Mr et Mme Xavier Dières Monplaisir

Daniel Chaduteau

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commentaires

Le Foll danielle 19/09/2015 08:32

Je suis venu a la chapelle dans les années 70 on était en colo (pechiney ugine khulman ) et tous les dimanches on allait a la messe.J ai revu des photos sur Internet et je me suis souvenu de beaucoup de choses. Nostalgie, nostalgie!!!!

Bernard lg 25/11/2013 17:40

Bonjour

sans doute le père Laroque ,il ne riait pas tout les matins .

LAINÉ Laurent 28/09/2013 12:07

Cette chapelle,je l'ai fréquentée dans années 50.......
Le pretre de l'époque était plutot rondelet et avait une spécialité : comme ça se faisait à l'époque,il officiait le dos tourné vers les fideles,mais il n'hésitait pas à se retourner pour tancer les retardataires !

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